Test de jeu / / Torchlight

- publié le 27 octobre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :27/10/2009
- Genre :Action / RPG
Configuration minimale :- Processeur : 800 MHz
- Système d'exploitation : Windows 2000, XP, ou Vista
- RAM : 512 Mo
- Carte graphique : 3D 64 Mo
- Espace libre disque dur : 400 Mo
Un scénario qui n’a aucun intérêt, un jeu sorti uniquement en téléchargement et à un prix relativement abordable (15,99€), mais pourquoi Torchlight est-il si apprécié des joueurs ? Peut-être parce que quelques anciens de chez Blizzard North (Diablo 1 et 2) se sont cachés au sein de l’équipe chargée de son développement. Est-ce tout ? Réponse dans ce test.Mince, j’ai encore cassé mon arc, grmbl !Alors vous allez nous dire que nous avons gâché la surprise dès le premier paragraphe. Eh bien pas tout à fait ! Entendons-nous bien, il s’agit effectivement d’un jeu de rôle et d'action très classique, mais cela ne veut pas forcément dire que ce titre est banal. Loin de là ! Si l'on passe rapidement sur l’histoire aussi jouissive que le chant du coq un dimanche aux aurores, alors on découvre un jeu vraiment accrocheur. En bref, vous incarnez un aventurier qui fait d’un petit village son camp de base et de la mine voisine sa réserve personnelle d’or. Il y a bien une sombre histoire de gemmes corruptrices, mais on se rend vite compte qu’il s’agit d’un prétexte à l’équarrissage de la faune souterraine. Très proche de les mécanismes du premier Diablo, vous devrez vous enfoncer toujours plus profondément à la recherche du vilain à terrasser pour que tout revienne dans l’ordre.
Visuellement, le soft est une véritable réussite. Ainsi, les couleurs sont chatoyantes et vives, les animations sont convaincantes et s’intègrent parfaitement dans l’univers très typé cartoon. En un mot comme en cent, le jeu est une réussite graphique et tourne facilement sur n’importe quelle configuration de joueur. Pour explorer les recoins les plus sombres, votre héros peut devenir un alchimiste, une amazone douée pour les combats éloignés ou le classique bourrin qui tape comme un sourd. En sus, votre héros sera épaulé par son fidèle animal de compagnie qui lui servira à plein de choses. Que ce soit pour attaquer vos ennemis ou pour échanger votre butin en ville à votre place, il vous sera d’une grande utilité. Et tout particulièrement dans les niveaux de difficulté les plus élevés, où il s’avèrera indispensable. D’ailleurs, pour l’aider, vous pouvez le nourrir de poissons obtenus grâce à un mini-jeu (pas très exaltant), l’équiper avec quelques babioles et le soigner. Une fois votre fidèle compagnon recruté, place aux loots.
Et loots il y a ! Au travers des niveaux générés aléatoirement, vous trouvez une quantité incroyable d’armes, d’armures et d’objets magiques. Par conséquent, ceux qui courent après les statistiques et la fortune virtuelle seront aux anges. Evidemment, ces ustensiles ne sont pas gentiment posés sur le sol et se trouvent plutôt dans les poches de l’armée que vous allez devoir martyriser. Et à ce niveau là rien à re-dire. Le jeu propose du classique, on avance et on tape avec le clic gauche, on lance un sort ou une attaque spéciale avec le droit ou des raccourcis du clavier type MMORPG. Les capacités s‘obtenant au fur et à mesure de l’avancée du personnage grâce au classique arbre de talents séparé en trois branches. De temps à autre, on gobe une potion et en avant pour la chasse à l’expérience et à la renommée. Petite originalité qui constitue une sorte de progression parallèle à votre niveau, vous octroyant points de compétence supplémentaires et autres petits avantages. Vous passerez donc de héros local à légende vivante en tuant les monstres les plus coriaces ou quantité de boss.
Toutefois, le jeu a beau être une sorte de substitut provisoire à Diablo 3, il n’en est pas moins dénué de défauts. Par exemple, on note un manque flagrant d’informations sur la feuille de son personnage. La personnalisation pointue de son héros s’en trouve logiquement handicapée. Ensuite, et c’est le plus douloureux pour ce type de titre, il n’y a pas l’ombre d’un mode multijoueur. Tout juste pourrez-vous échanger de l’équipement entre vos différents personnages. A ça, Runic Games répond que Torchlight est en fait une version solo d’un MMO Hack & Slash à venir dans un futur proche. Dommage, car même à deux, le jeu aurait gagné en durée de vie et en rejouabilité. De plus, pas de VF à signaler non plus, du moins pas officiellement, le jeu laissant la communauté proposer ses propres mods, on peut trouver une traduction partielle ci et là, mais ça n'est néanmoins pas suffisant. Enfin, Diablo à beau être la référence absolue de millions de fans, il faut bien avouer que parfois on frise le plagiat, particulièrement en ce qui concerne les musiques.
• Le prix
• Les graphismes
• Support des mods
• Durée de vie
• Pas de multijoueur
• L’originalité en berne
Verdict
rchlight est un jeu qui se laisse parcourir sans la moindre réflexion. On avance dans des décors colorés et vivants, on tue dans une débauche de lumière et on s’enrichit le sourire en coin. Le tout pour 15,99€, si vous êtes mâlin et que vous attendez une des nombreuses promotions sur Steam. Alors certes on pourra lui reprocher son manque d’originalité, son scénario quelque peu au parfum de plagiat ou encore ses quelques imperfections, mais à ce prix là, il faudrait être fou de s'en priver !
Le Village PCA

Graphismes
7 / 10Mignon, fluide et agréable à regarder, le jeu de Runic Games flatte la rétine et se paye même le luxe de tourner sur des configurations modestes.
Jouabilité
8 / 10On prend les bases du genre qu’on saupoudre de quelques petites idées originales (mais sans trop prendre de risques), et on obtient une jouabilité aux petits oignons.
Son
7 / 10Diablo avait de très belles musiques, tellement qu’elles sont ici plagiées sans vergogne ! Le jeu manque peut-être d’originalité (encore !) à ce niveau, mais les bruitages sont de bonne facture. On lui pardonnera donc son manque d’audace.
Durée de vie
7 / 10Longue pour un jeu à 15€ ! Comptez sur une petite dizaine d’heures pour en venir à bout une première fois. Le gros problème de ce soft étant le manque d'un mode multijoueur, d’autant plus que le genre s’y prête parfaitement.
Fun
9 / 10Pour peu que vous aimez les Hack & Slash, le fun est bien au rendez vous ! Et c’est d’ailleurs ce qui motive le joueur à continuer l'aventure.