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Sins of a Solar Empire

Sins of a Solar Empire

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En 2006 sortait Galactic Civilizations II, LE jeu qui allait devenir la référence en gestion et stratégie. Et maintenant, c'est au tour de Sins of a Solar Empire de venir bouleverser ce petit monde.

Dans l’espace, personne ne vous entendra jouer

Petite piqûre de rappel, Sins of a Solar Empire est ce que l'on appelle un 4X. Exploration, expansion, exploitation et extermination sont les quatre domaines qui se cachent sous ce sigle barbare. En résumé, vous êtes à la tête d’un empire parmi trois au choix et c’est à vous qu’incombe la lourde tache de le faire prospérer et évoluer jusqu'à dominer la galaxie. Rien que ça ! Dès lors, vous avez donc le choix de mener à la gloire et à la richesse des humains marchands, des lézards humanoïdes portant le doux nom de Vasaris ou les parias humains locaux, les Advents. Le passé de chacun est résumé dans le manuel du jeu, mais on se rend vite compte qu’il s’agit plus d’un prétexte pour justifier la mauvaise ambiance entre les factions que pour instaurer une vraie intrigue. D’ailleurs, le soft ne possède même pas de mode scénario et jette le joueur dans le bain sans autre forme de procès. Bien entendu, quelques tutoriaux sont à votre disposition et posent les bases de la jouabilité, mais c’est tout ce à quoi vous aurez à vous mettre sous la dent avant d’attaquer les escarmouches.

Ensuite, avant de commencer une partie il faut choisir son terrain de jeu parmi les nombreuses cartes proposées. Force est de constater que Sins n’est pas avare dans ce domaine. Avec plus d’une quarantaine de scénarios à jouer selon le nombre de joueurs, il y a peu de chances de s’ennuyer. Lors de ce choix, on distingue les petits scénarios des moyens, et les grands où les alliances et les traîtrises sont légions. En sus, si ça ne vous suffit pas, il ne vous reste plus qu’à rajouter des cartes créées par des joueurs ou à laisser le jeu en générer une au hasard. Au menu, du un contre un donc, aux parties à trois équipes de deux, tout est imaginable. L’intelligence artificielle est paramétrable (et moins vicieuse que celle de l’aîné Galactic Civilizations II) et des pirates peuvent même s’inviter à la fête pour pimenter le tout. A savoir que ces derniers attaquent régulièrement le joueur ayant la prime la plus haute sur sa tête. Avant de pouvoir raser les planètes, il faut apprendre à sortir de l’orbite de sa capitale. Et il faut bien avouer que les premiers pas dans l’espace sont un peu hésitants. Le jeu n’est pas aussi complexe à mettre en route que Galactic Civilizations II, mais il ne se laisse pas appréhender en une partie pour autant.

Première difficulté, le jeu est en temps réel et non pas au tour pas tour comme c’est habituellement le cas dans son domaine. En ce sens, il se rapproche plus d’un jeu de stratégie classique où les usines produisent régulièrement des vaisseaux. Choix assumé jusqu'au bout des boucliers puisqu’il permet l’existence d’un mode multijoueur particulièrement dynamique et amusant. Toujours est-il que ceux qui aiment prendre leur temps risquent de devoir revoir à la hausse leur ratio de clics à la minute. Ensuite, la partie débute autour d’une seule planète désignée comme capitale avec quelques frégates de constructions et une usine. En règle générale, des astéroïdes volent dans les environs pour vous permettre de récolter deux des trois ressources du jeu, le métal et les cristaux. Quant aux crédits, ils s’obtiennent au travers des impôts prélevés sur vos planètes. La conjonction des trois ressources vous permettra de développer votre flotte, vos structures spatiales ou terrestres. Par ailleurs, un arbre de recherche vous imposera certains choix pour donner une direction à votre empire. De ce fait, que vous soyez civil ou militaire, vous aurez largement de quoi dépenser vos crédits ! C’est d’ailleurs le point qui nécessite le plus gros investissement de temps de la part du joueur, car pour savoir où l’on va, il faudra apprendre à gérer ses ressources, son armée, son peuple et la recherche pour ne pas se retrouver sous le feu ennemi alors que votre croiseur high-tech est encore en construction.

“It's the end of the world, I had to confess my sins”

De plus, votre capitale ne sera pas votre seule planète. Loin de là ! Un vaisseau de colonisation vous offrira la possibilité d’aller polluer les astres voisin et par là même occasion d’augmenter votre masse imposable. Seul souci, plus les colonies sont éloignées, plus l’influence de la capitale sera faible. Par conséquent, rien n’empêchera un ennemi ou un allié vicieux de faire de la propagande dans la région et de vous rendre la vie bien plus difficile. Il faudra alors penser à lui rappeler qui commande le secteur en envoyant quelques troupes. De surcroît, le jeu propose une originalité bienvenue pour gérer les voyages spatiaux, l’hyperespace. Ainsi, pour sauter d’une planète à l’autre, un vaisseau (ou un groupe de croiseurs) doit s’extraire de l’attraction de son astre par le biais de routes prédéfinies. Dès lors, rien ne s’oppose au déploiement de batteries d’armes et de légions entières à la sortie de ces nœuds, ce qui leur confère un intérêt stratégique certain. Cependant, on regrette le manque d’importance de la diplomatie ou du commerce ce qui tend à le rapprocher d’un jeux de stratégie plus que de gestion. Mais ce n’est finalement pas si grave vu l’abondance de solutions que peut avoir un problème. Par exemple, si un ennemi est trop présent dans un secteur, vous pouvez le ralentir lors de ses voyages en hyperespace à l’aide de la recherche appropriée.

Certes, Sins n’est pas Eve Online, mais ce n’est de toute façon pas ce qu’on lui demande. Le jeu est beau, tourne bien sur n’importe quelle machine et le tout bouge et explose joliment. Même si le titre ne se joue que sur un plan en 2D, la caméra permet un zoom vraiment très puissant, laissant admirer le ballet des vaisseaux s’affrontant en apesanteur. Aussi, la gestion d’escouades est particulièrement bien rendue et il aurait été dommage de ne pas pouvoir assister aux batailles de plusieurs dizaines de vaisseaux. Puis, même lorsque la caméra se situe loin de tout, de petites icônes viennent remplacer les éléments devenus trop petits pour être vu. De plus, Sins fourmille de bonnes idées. En bref, les menus sont agréables à l’œil, simples et explicites, les unités sont épinglées sur le côté gauche de l’écran et vous pouvez en modifier l’affichage à tout moment. Visuellement, le soft est de bonne facture, mais on aurait aimé qu’il en soit de même du côté des oreilles. Quant aux bruitages, ils ne suffisent pas à faire oublier les doublages caricaturaux et les musiques discrètes ne sont pas agréables.



test écrit par

  • Graphismes

    7 / 10

    Pas forcément exceptionnel, le jeu dispose tout de même d’un zoom impressionnant et d’une finition méticuleuse.

  • Jouabilité

    8 / 10

    Sins jouit d'une prise en main assez simple. Puis, le gameplay est riche et complexe, le tout sans laisser apparaître l'austérité.

  • Son

    4 / 10

    Des musiques discrètes et dispensables et une VF stéréotypée ternissent un peu le tableau.

  • Durée de vie

    8 / 10

    Du multijoueur, un éditeur de carte et un nombre impressionnant de possibilités, tout est dit ! En revanche, le manque d'un mode solo entache l'expérience...

  • Fun

    8 / 10

    Intéressant, prenant et intense, rien de moins ! De quoi passer de longues heures devant son écran.

• Gameplay riche et accessible
• Le mode multijoueur
• Durée de vie

• Pas de scénario
• Caméra capricieuse
• Bande sonore bâclée

8 / 10

Verdict

Nous voilà en présence d’un petit chef d’œuvre de la stratégie qui prouve qu’un jeu n’a pas besoin d’un moteur graphique à un milliard de dollars pour être riche. Une jouabilité au point et un aspect soigné suffisent largement pour se plonger dans la richesse stratégique du soft que ce soit seul ou à plusieurs. Et les quelques défauts (pas de scénario, la bande sonore bâclée) se feront vite oublier par la profondeur du gameplay et sa durée de vie propre au genre. On aurait tort de s’en priver !

- / 10

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