Test de jeu / / Ship Simulator Extremes

- publié le 31 août 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :23/09/2010
- Développeur :VSTEP
- Distributeur :Paradox Interactive
- Genre :Simulation
Configuration minimaleSystème d'exploitation : Windows XP/Vista/7
Processeur : Intel Pentium 4 @ 3.0 GHz / AMD Athlon 64 3200+
RAM : 2 Go
Place sur le disque dur : 3.5 Go libre
Mémoire graphique : 512 Mo
Carte graphique : nVidia GeForce 8800 / ATI Radeon HD 4850




Lorsque les hollandais de VSTEP décident de se pencher sur un nouvel opus de leur simulation de navires, il est logique que ce soft mérite toute notre attention. D'abord parce que le savoir-faire de l'équipe de développement dans le genre n'est plus à prouver, mais aussi parce que le réalisme de cette situation serait à faire pâlir un certain David Hasselhoff. Toujours en quête d'offrir aux aficionados une expérience de pilotage poussée, Paradox Interactive décide d'éditer Ship Simulator Extremes. Dès lors, ce jeu pourrait être une véritable mine d'or pour les fans de ce concept très peu exploité. Logiquement, nous espérons un titre fun et opportuniste, comme promis. L'heure est donc venue de dresser le constat par le biais de notre test...
D'emblée, une petite présentation de Ship Simulator Extremes s'impose. Dans ce soft, les développeurs vous proposent de prendre la barre de 32 navires conçus à partir de plans réels. Du remorqueurs, au pétrolier, en passant par un bateau Taxi, ou encore un navire de croisière, tout le monde y trouvera son compte. A noter qu'il est possible de mettre à l'eau les différents petits canaux disponibles pour, eux aussi, les contrôler et par exemple accomplir une tâche plus rapidement. Evidemment, l'accent a été mis sur les différences de pilotages de chacune des chaloupes. Ainsi, une gigantesque embarcation ne se contrôle pas comme une gondole et inversement. Même si Ship Simulator Extremes est loin d'être une simulation ultra difficile uniquement réservée à une élite de joueurs. Les néophytes prendront assez rapidement leur marque. De ce fait, l'accent est mis sur la diversité, l'accessibilité et la décontraction. A noter que tous les rafiots disposent de leur propre tableau de bord, qui nécessite plus ou moins de temps à appréhender. Un must ! Autre feature phare de Ship Simulator Extremes, pas moins de neuf environnements (Rotterdam, Marseille, l'Antarctique, Sydney) ont été façonnés pour les joueurs. De plus, le titre de VSTEP possède un mode "libre", qui permet à tout un chacun de naviguer nonchalamment dans les eaux du port de New-York en hiver comme en été, ou encore d'explorer les côtes paisibles de Bora-Bora. Tout en n'oubliant pas de préciser qu'un cycle jour/nuit, très fidèle à la réalité, est de mise et qu'il vous oblige à signaler votre position aux autres embarcations via un panel impressionnant de signalisations.




Donc, de nombreuses surprises attendent les joueurs et c'est majoritairement le plaisir de découvrir les entourages des terres modélisées qui fait tout l'intérêt du soft dans un premier temps. Evidemment, les différentes approchent des bateaux lors de la première prise en main réserve son lot de challenges. Comme toutes simulations, il faut prendre en compte le poids, la taille et le vent pour mener à bien une manoeuvre sans risquer de faire couler son engin. Néanmoins, on regrette une gestion des dégâts énigmatique. A l'instar du précédent volet, lorsque l'on percute un navire ou une berge à pleine vitesse, notre rafiot ne bronche quasiment pas. Bizarre.
D'autre part, la voile sera hissée à travers trois campagnes différentes en sélectionnant celle que l'on veut, sans avoir besoin d'en terminer une pour découvrir les autres objectifs. Dans l'une d'elle, le joueur peut partir en mission pour le compte de Greenpeace. Soit en mettant un terme aux agissements illégales des chasseurs de Baleine en Antarctique, ou encore en stoppant un remorqueur qui déverse du pétrole non loin des villes. Fondés sur des faits réels, ces objectifs permettent de sensibiliser les joueurs au sujet de la maltraitance de la mer. Et, la boucle est bouclée via les récompenses. Ces dernières sont des discours de capitaines qui ont vécu ces scénarios. Dans une autre campagne, la prise en charge de bateaux de croisière permet de profiter de paysages somptueux, en guidant de grands navires dans des missions très variées (conduire le capitaine jusqu'à son embarcation, attendre des secours lorsque son bateau à un problème de moteur, etc.). Ou encore de prendre part à des remorquages de pétroliers ou chalutiers en détresses, dans la dernière campagne... Ce sont donc différentes façons de percevoir la fonction complexe de capitaine de navires. Et force est de constater que ce métier nécessite une bonne dose de sang-froid, de savoir-faire et d'une grande part de professionnalisme.




Concernant les graphismes, ceux-ci sont d'une qualité parfois bluffante. Même si l'aliasing est assez présent, le rendu des paysages s'avère tout particulièrement plaisant grâce à l'utilisation de PhysX. Toutefois, la nuit offre un tout autre spectacle. La lumière verte que dégage les bâtiments ont un rendu bien en deçà du cycle de jour, sans parler de l'effet de la pluie battante, lors d'une forte houle, qui donne l'impression que notre navire flotte dans les airs. Néanmoins, un plaisir se dégage très rapidement en entendant l'eau venir caresser la proue de notre navire, lorsque l'on est plongé dans les eaux chaudes de Bora-Bora... A noter aussi l'implantation de quatre vues (Troisième personne, vue cockpit, première personne et aussi la possibilité de prendre des photos de paysages, qui sont directement enregistrées sur l'ordinateur) produisent chacune une expérience sur mesure pour tous les capitaines. Dans le même ordre d'idées, les concepteurs ont vraiment soigné la présentation en rendant une copie très agréable à contrôler, avec toute la lenteur et la petite dose de complexité nécessaire pour dompter l'océan (même si le soft n'est franchement pas destiné à une élite de connaisseurs). Le fun est au rendez-vous et l'intérêt reste intacte au fil des parties, avec une petite réserve quant au mode multijoueur.
Evidemment, Ship Simulator Extremes n'est disponible que depuis une poignée d'heures, mais force est de constater que les serveurs sont déjà bien occupés. Pour le moment, des déconnections intempestives subviennent assez souvent et parcourir les environnements sans s'adonner à des missions en coopération, peut conduire les joueurs à faire impasse sur ce mode dans un premier temps. Nul doute qu'un patch correctif viendra redorer l'intégrité du multi, mais en attendant, le plaisir de jeu se trouve bel et bien dans les campagnes solos.
• Le réalisme des navires
• La campagne Greepeace
• Des graphismes parfois splendides
• Le rendu de la pluie battante
• L'intérêt du mode multijoueur
• Les paysages de nuit
Verdict
VSTEP parvient à rendre une copie plus fignolée que le précédent opus, toutefois certains menus soucis restent d'actualité. Aussi, le sens du vent et des vagues sont encore légèrement de retraits, mais les très bonnes campagnes (surtout Greenpeace) que disposent Ship Simulator Extremes permettent de mettre en retrait les défauts présents. Toutefois, les fondus du genre seront déçus devant le manque de challenges et les petits nouveaux seront heureux de découvrir un soft très accessible.
Le Village PCA

Graphismes
7 / 10De bons graphismes en général, malgré l'absence d'équipage sur les navires. Toutefois, le niveau de détails apporté aux bateaux est tout bonnement impressionnant !
Jouabilité
6 / 10Les 32 bateaux du soft se contrôlent bien différemment, en fonction du poids, de la taille et des conditions climatiques (vent, pluie, etc.). Avec une petite période de prise en main, on se prend vite pour un capitaine.
Son
7 / 10Les bruits des moteurs et des vagues qui caressent la proue des bâtiments sont de qualité. Le réalisme est de mise.
Durée de vie
6 / 10Les trois campagnes sont variées et réservent un lot de surprises aux joueurs. Toutefois, les limites du multijoueur sont vite atteintes.
Fun
6 / 10Bien que le rythme de jeu soit assez lent, l'exploration des lieux réveille le vieux loup de mer qui sommeille en nous !