
Napoléon : Total War
publié le 31 mars 2010- Etat : Disponible
- Développeur :The Creative Assembly
- Genre :Inclassable
- Visitez le site officiel
- 19/02/2010
- inconnue
- inconnue
Configuration minimale :- Windows XP/Vista/7
- Processeur 2,6 GHz
- RAM 1 Go (2 Go sous Vista/7)
- Carte graphique 256 Mo
- 18 Go d'espace disque
Peu de franchises peuvent se vanter d’avoir su passer le cap des dix ans d’existence sans jamais être tombées dans la médiocrité et l’oubli. C’est pourtant le cas de la célèbre série des Total War et de ses nombreux titres toujours plus prenants et savoureux pour les fans de wargame. Puis, comme si cela ne suffisait pas, les joyeux lurons de The Creative Assembly rempilent avec un nouvel opus sobrement nommé Napoléon : Total War. Au menu, de la stratégie et des combats à l’état pur, tel que seul le conquérant Corse peut se lorgner d’avoir mené à bien (ou presque). Logiquement, les accrocs du genre peuvent se demander en quoi ce nouveau titre peut donner un coup de collier à la licence, ou encore si les quelques nouveautés suffisent à justifier son achat. Réponse dans ce test.
D’abord, sachez que Napoléon : Total War reprend irrémédiablement la mappemonde 3D en tour par tour, et les mêmes mécanismes de jeu. A savoir que vous pouvez choisir d’évoluer dans plusieurs corps d’armées : la Prusse, le Royaume-Uni, la Russie, l’Autriche et enfin les troupes de l’Empereur. Dans ce dernier cas de figure, vous pourrez prendre part à trois campagnes historiques tirées de la vie de Napoléon himself (Italie, Egypte et Europe). Puis, sous les bannières des autres contrées, le coutumier mode libre attend les plus intrépides d’entre vous. Quel que soit votre choix, vos qualités de stratège et de tacticien hors pair seront mises à l’épreuve durant l’intégralité de votre progression. Une fois vos bagages posés dans un des coins de la carte, vous vous apercevrez vite que le bonhomme au chapeau n’avait pas chômé en son temps. En premier lieu, vous devez organiser votre capitale selon vos aspirations martiales, tout en veillant à ce que vos compatriotes ne vous préparent pas une révolte indésirable une fois les hostilités lancées. A ce propos, lorsque ces derniers partent en croisade contre vous, il ne sera pas rare de constater qu’ils sont mieux équipés que vos hommes. Puis, ils finiront tôt ou tard par avoir raison de vous, si vous n’étouffez pas ces échauffourées rapidement. Donc, mieux vaut prévenir que guérir en érigeant un opéra (pour solidifier votre notoriété dans une ville). Cela semble être un bon choix pour la cohérence d’une ville, mais il faut aussi penser aux casernes et autres fonderies, afin de s’assurer du recrutement des trouffions...
En sus, les combats sont beaucoup plus intéressants et réalistes que dans Empire : Total War. Ainsi, lorsque vous décidez de croiser le fer contre une faction opposée, vous devrez vous projeter dans le combat. En sachant que si vous envoyez vos soldats poilus vers des ennemis plus nombreux, vous devez être certain que votre armée se situe à côté d’une de vos régions, puisqu’un ravitaillement d’hommes se fait entre les tours. Parallèlement, vous devez porter un réel intérêt à vos généraux, car ces derniers ne sont disponibles qu’en petit nombre (contre une coquette somme d’or) et qu’ils ne se rechargent que tous les trois tours. Par conséquent, il faut les placer intelligemment sur le champ de bataille, puisque s’ils meurent, votre armée sera livrée à elle-même et risque de déserter. Le comble du réalisme arrive lorsque l’hiver ou la chaleur du désert pointent le bout de leur nez. Dès lors, vos unités subissent des dommages colossaux à cause de maladies ou de pertes de moral. Il est donc bon de planifier ses déplacements pour éviter de décimer un bataillon entier lors d’un échange musclé avec un ennemi. En effet, l’I.A. est vraiment à la fête dans cet opus, autant du côté des relations diplomatiques que lors de combats au plus haut niveau de difficulté. Néanmoins, il est toujours possible de rencontrer quelques bizarreries, comme une unité ennemie de quatre-vingt hommes voulant en découdre avec mille de vos quidams sur les dents. Sachez toutefois que ces caprices sont rares.
Ensuite, lorsque vous souhaitez étendre votre empire (ou qu’une nation adverse décide de s’en prendre à vous), on retrouve les combats en temps réel de la série, mais qui jouissent de nombreuses nouveautés. Ainsi, une carte tactique fait son apparition en haut à droite de l’écran et dispose de détails topographiques clés, de positions ennemies et autres ajouts. C’est pourquoi ici, le côté stratégique est beaucoup plus abouti que dans les précédents titres de la franchise. Par exemple, pour prendre l’avantage sur l’armée adverse, vous disposez de nombreux facteurs tels que les bâtiments à capturer (pour canarder sans trop prendre de risques), ou se placer sur les points culminants (afin de disposer d’un atout visuel). A savoir aussi que le climat peut jouer sur le dénouement d’une joute martiale. En cas de pluie ou de neige, il ne faudra pas compter sur les mousquets ni sur les canons, puisque l’eau s’avèrera être un handicap farouche. En revanche, vous pouvez vous appuyer sur les capacités de vos généraux pour éviter que certains de vos hommes ne prennent la poudre d’escampette à la moindre frousse, ou encore sur les différentes caractéristiques de vos gardes pour établir un plan imparable. Vous l’aurez compris, Napoléon : Total War est une chasse à la manœuvre parfaite pour réduire en chair à canon vos adversaires belliqueux. A noter aussi que l’apparition du système de sauvegardes automatiques est vraiment appréciable.
Graphiquement, le soft a bénéficié d’une refonte esthétique d’une beauté gratifiante. Votre testeur s’est donc surpris, à de nombreuses reprises, à admirer les déplacements d’hommes et autres combats à l’épée déchainés. Les nombreux détails tels que les effets de fumée, les animations des bidasses, en passant par le travail des canonniers sont eux aussi d’un niveau rarement atteint dans un jeu de stratégie en temps réel. Bien entendu, cette beauté technique a un coût… Soyons clairs, si vous voulez voir des rangs entiers se soulever alors qu’un boulet de canon vient de fendre le silence, vous devez avoir une machine de guerre. Un Core Duo de 3,40 Ghz, accompagné de 4 Go de RAM et d’une carte vidéo d’un an pourront afficher toutes les subtilités des graphismes. Pour les autres, un Core Duo de 2,26 Ghz, peut aussi faire office de compagnon fidèle, mais avec les paramètres au minimum. Avec ce dernier processeur, le rendu n’est pas ridicule, mais des ralentissements ponctueront souvent votre progression. Rien de méchant cela dit ! Puis, le régal se poursuit jusqu’à la bande sonore de haute volée, et des bruitages tout bonnement époustouflants. Pas de doute à avoir, les développeurs rendent une copie quasi-parfaite pour tous les aficionados du genre désireux de poursuivre l’histoire là où ils l’avaient laissée avec le titre précédent. Côté durée de vie, le soft s’avère un peu en deçà des précédents volets de la franchise. La première campagne se boucle en une bonne dizaine d’heures, puis comptez environ dix heures supplémentaires pour chacune des deux autres expéditions de Napoléon.
Passons maintenant à un point décevant : les batailles navales. Souvenez-vous, Empire : Total War nous avait impressionné par la diversité de ses bâtiments et grâce à ses combats rudement bien ficelés. Mais, dans ce nouveau volet, les assauts en mer ont pris un rôle beaucoup plus secondaire et moins agréable que dans Empire. Du coup, on en vient à regretter l’absence d’explosions de caravelles en pleine Méditerranée, mais là franchement on chipote. Afin de proposer un soft toujours plus prenant et incontournable, les créateurs vous ont concocté un mode multijoueur. En effet, soit vous cochez le mode Drop-in-Battle en début de campagne et vous pourrez rejoindre un combattant réel en lieu et place de l’I.A., soit un «vrai» mode multi vous attend dans le menu principal. Dans les deux cas, il est vraiment agréable de rencontrer un opposant pour se livrer à une joute en bonne et due forme. Sans conteste, le multi justifie à lui seul l’achat de ce soft très abordable financièrement quand on pèse le pour et le contre.
• Un régal pour les yeux et les oreilles
• Le Drop-in-Battle
• Le côté stratégique intense
• I.A. parfois aux fraises
• Peu de batailles navales
Verdict
Au final, Napoléon : Total War est d'une qualité surprenante, mais finalement logique quand on connaît le savoir-faire des équipes de The Creative Assembly. Dès lors, on reste souvent bouche bée devant une telle maitrise de la bande sonore et des graphismes qui ont été améliorés pour l'occasion. De surcroît, les bugs qui pouvaient entacher la progression d'Empire : Total War ont tous (ou presque) disparu, si bien que l'on se prend à plonger corps et âme dans l'aventure. Si vous êtes amoureux de la stratégie, ce soft est fait pour vous ! Malgré quelques rares problèmes d'I.A. et la gourmandise technique du jeu, ce Total War flirte avec la perfection grâce à ses trois campagnes retraçant la vie de l'Empereur et à son mode multijoueur attrayant. Un titre que nous vous recommandons vivement.

Graphismes
9 / 10N'étant pas pour autant LE soft de référence en matière de graphismes, Napoléon : Total War a le mérite de mettre une belle claque, moyennant d'avoir une configuration qui tient la route.
Jouabilité
8 / 10The Creative Assembly propose une nouvelle fois un titre au gameplay quasi-parfait. On vogue en terrain connu donc, et notre seul ami sera notre matière grise…
Son
8 / 10La bande sonore est de qualité, les bruitages sont saisissants de réalisme… En un mot comme en cent : du régal pour les esgourdes.
Durée de vie
9 / 10Même si les campagnes sont un peu moins longues que dans Empire Total War, le côté multijoueur gonfle considérablement la durée de jeu. Jouissif.
Fun
10 / 10Lorsque l'on en vient à rêver de batailles gigantesques, de chapeaux et de coups de canon, c'est que le fun est à son paroxysme !