Test de jeu / / Fallout New Vegas

- publié le 19 novembre 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :22/10/2010
- Développeur :Obsidian Entertainment
- Distributeur :Namco Bandai
- Thème :Post-Apocalyptique
- Genre :RPG / Aventure
Configuration minimale
- Système d'exploitation : Windows Xp/Vista/7
- Processeur : 2 GHz
- RAM : 2 Go
- Carte graphique : GeForce 6600/ATI Radeon X1300 ou +
- Espace disque libre : 10 Go
Vegas : ses casinos, ses femmes, son argent.... et ses goules. Et non vous ne rêvez pas, les goules et autres abominations nucléaires peuplent désormais la ville aux mille péchés. Sans oublier les survivants de l'humanité plus ou moins fêlés que l'on rencontre dans le Strip de New Vegas. Vous l'aurez compris, nous sommes dans le nouvel opus de la mythique série des Fallout. Son nom : New Vegas. Après un troisième épisode très contesté sur ses aspects RPG, trop casualisés pour les puristes, Bethesda a remis le bébé entre les mains du studio créateur d'Oblivion : Obsidian. Fallout New Vegas est-il à la hauteur des espérances des fans ? Réponse dans ses lignes.




Un peu d'histoire...Avant d'entrer dans le vif du sujet, posons un peu le contexte de ce Fallout. Car qui dit Fallout dit humanité en perdition et apocalypse nucléaire. Sur ce point, cet opus conserve l'univers de la série Fallout : territoire dévasté, ville dangereuse, bandits.... On se retrouve plongé dans un no man's land saisissant de réalisme. Pas de quoi se la jouer super héros. D'ailleurs, Obsidian ne suit pas le même chemin que dans Fallout 3. Ici on ne commence pas dans un abri avec comme quête suprême de sauver une partie de l'humanité de la soif et de la faim, aidé du GECK. Non ici, nous incarnons un « messager » chargé d'apporter un colis à New Vegas justement. Mais comment dire, les choses ne se passent pas exactement comme prévu. Comme toujours me direz-vous dans ses contrées arides et radioactives. La première scène du jeu nous apprend donc qu'à la suite d'un guet-apens nous sommes fait prisonnier par un homme en costard façon Elvis pas très sympathique. La preuve, après vous avoir détroussé, il vous flanque une balle entre les deux yeux. Vous l'aurez compris, on a connu mieux comme départ. Dans Fallout New Vegas, notre quête sera de retrouver ce mystérieux personnage et d'en savoir un peu plus sur notre cargaison et notre mission. Si la plupart des humains meurent de soif, dommage pour eux. Votre quête de la vérité est plus importante.
Pourtant, si l'envie de se la jouer solo est tentante, Obsidian a fait un boulot monstre concernant l'univers et les PNJ. Sans aucune obligation, mais on vous y incite fortement, vous devrez traiter avec ces PNJ pour progresser dans l'aventure. Si le jeu peut être terminé sans faire couler une goutte de sang, une balle dans un cerveau ou un coup de poing bien placé pourra régler certains problèmes. C'est tout le génie du studio d'Oblivion qui est en action. Chaque PNJ est autonome. À vous de choisir entre vous arrêter ou continuer votre chemin. C'est une nouvelle sensation, celle de liberté, que nous offre Obsidian. Et ce n'est pas pour nous déplaire.
Mais attention, cette liberté demandera aux novices de la licence de s'investir dans ce RPG hors norme. De longues heures vous attendent donc si vous voulez connaître la vérité. Fallout n'est pas non plus un jeu où notre héros est invincible. C'est une donnée très importante à prendre en compte pour ceux qui n'ont jamais gouté à Fallout. Ce sont les seuls obstacles qu'il faudra assimiler pour tous néophytes de la série.




Si l'on met des heures à rejoindre Vegas, l'ennui ne pointe pas le bout de son nez grâce à cette diversité de PNJ, de ville et de quêtes. Seuls les voyages au début sont parfois longs, mais rapidement des bandes armées viennent mettre fin à votre monotonie. Et une fois un endroit connut, vous pouvez vous y rendre directement depuis la carte du monde. Pratique et qui réduit fortement les rencontres dangereuses dans les plaines désolées de Fallout New Vegas. Ce titre est l'exemple même d'un jeu non linéaire, car ce sont vos choix qui déterminent le rythme de la partie. Tantôt, les affrontements seront omniprésents, parfois le discours sera primordial et enfin, il faudra par moment être très discret pour réussir une mission.Une aventure.... des personnagesLà où Fallout 3 tournait le dos aux puristes, New Vegas revient aux sources avec de vrais mécanismes de jeu de rôles. Non, le titre n'est pas vendu avec une paire de dés pour ceux qui connaissent les versions papier des RPG. Besthesda avait offert une expérience unique dans tous les sens du terme aux joueurs : un personnage très ordinaire sans réelle spécialisation. À savoir qu'une partie ressemblait fortement à une autre. Ici ce n'est pas le cas. Non seulement vous pouvez choisir d'aider ou de ne pas aider tel ou tel PNJ, mais c'est dans la fabrication du personnage qu'Obsidian fait la différence. Au départ, lors de votre réveil chez un vieux médecin de Goodsprings qui a rafistolé votre caboche, vous posez les jalons de ce que sera votre avatar par le biais d'une petite interface dans le pur style Fallout : le S.P.E.C.I.A.L. Force, endurance ou encore perception seront à augmenter en fonction de votre style. Soit vous créez le sosie de Sharwzi, mais avec un pois chiche entre les deux oreilles soit vous vous la jouez intello, mais dans ce cas faites un trait sur les armes puissantes telles que l'incinérateur ou les masses en béton. Muscle ou matière grise il faut choisir et faire avec vos forces et faiblesses. Même si le titre vous permet de vous améliorer et d'avoir de nouvelles compétences avec un menu de compétences et un menu d'attribut. Le premier vous permettra de continuer la spécialisation de votre avatar dans l'utilisation d'un type d'armement ou dans ses relations avec les PNJ (Discours, Discrétion...) par exemple. Les attributs, eux, vous donneront accès à certains bonus comme une plus grande précision avec des pistolets avec l'option bandit armé, ou la possibilité d'augmenter de 1 point dans le mode S.P.E.C.I.A.L. Chaque partie peut donc être très différente d'une autre selon votre action : plutôt diplomatique ou rentre-dedans ? Obsidian nous réconcilie donc avec la licence Fallout qui s'était éloignée des sentiers battus des jeux de rôle comme on les aime. Tuer : tout un artParlons maintenant des armes. Nous en avons que peu, voire pas du tout, parler depuis le début de ce test. Le feeling des différents fusils et armes est très réussi. Le bon viseur pourra même se passer du VATS, le mode de visée automatique, afin de réaliser des Headshot sans aide. Ce système VATS, déjà présent dans Fallout 3, scanne le corps de vos ennemis et le divise en différente partie (bras droit, bras gauche...) et dévoile un pourcentage de chance de toucher la partie concernée. Un moyen d'être sûr de toucher au but. Sans ce système, la gestion est plus réaliste : l'arme tremble, chaque mouvement peut vous faire perdre votre ennemi dans la visée... Si les pistolets 9mm ou 10mm sont fréquents, plusieurs armes uniques sont disséminées un peut partout dans le jeu, certaines cachées comme le lance-grenade Boom-Boom, d'autres se gagnent après un combat contre des personnages importants (que nous ne dévoilerons pas pour éviter de spoiler une partie de l'histoire) comme le pistolet Maria. Mais qu'ont-elles de plus que les autres, à part un nom unique ? Premièrement, leur puissance de feu est plus grande qu'une arme de base et surtout leur prix de vente est plus élevé.




Pour la gestion de notre inventaire, notre santé et des quêtes, on retrouve le Pip-Boy 3000. L'interface de ce dernier n'a pas bougé d'un pouce. Les fans seront donc ravis de retrouver leurs marques avec le compteur de radiation à droite par exemple. On regrettera l'absence de raccourcis clavier pour accéder aux différents menus. Dommage surtout lorsque l'on veut changer d'arme en plein combat. Dans New Vegas, il n'est pas question de jouer au Rambo avec une quantité illimitée d'objets, de munitions sur soi. Un compteur de poids vous obligera à faire des choix sur ce que vous emporterez, sinon vous serez obligé de marcher à cause de la surcharge de poids. Pour éviter ce genre de problème, vous pouvez recycler certains objets comme des munitions pour en former de plus puissantes ou des plus légères. Un moyen très pratique d'avoir toujours de quoi tirer, car contrairement à beaucoup de jeux, les munitions sont rares. Il faudra donc les rationner et ne tirer que si vous êtes sur de toucher.
Au niveau de la santé, nous disposons du même « découpage » que nos ennemis. Chaque partie de notre corps dispose de sa propre barre de vie. Si un bras est sévèrement touché alors, on devient infirme et cela influencera notre façon de tirer avec une baisse de la précision par exemple. De ce côté-là, la gestion des dégâts est plutôt réaliste. Une balle dans un pied ne vous enlèvera pas la moitié de la vie. Par contre, une balle dans votre abdomen pourra engendrer de gros dégâts. Bien sûr, il faut aussi, prendre en compte les différentes armures qui ont une bonne réaction selon leur matière. Une armure en fer vous protégera davantage qu'une tenue en tissu. Si vous êtes infirme ou touché par les radiations, il faudra régulièrement passer voir le médecin ou prendre quelques stimpack. En ce qui concerne les radiations, leur effet est très réaliste : vision qui se brouille, essoufflement, attaque plus faible... C'est une donnée très importante à prendre en compte comme elle l'était dans Fallout 3.Vegas nous attendDeux longs paragraphes sur la structure de ce nouveau Fallout et toujours pas de Vegas en vue. C'est normal. En bon journaliste d'investigation, nous avons résisté à l'appel de la tentation pour vous montrer que ce Fallout renferme bien plus que la ville de Vegas. Alors, avant de vous y emmener parlons un peu de l'influence de notre avatar sur son environnement. Ou plutôt de « ses » influences. En effet, notre baroudeur des terres de Mojave désolées a un impact sur le déroulement de l'intrigue d'une part avec ses caractéristiques et d'autre part avec les choix qu'il fera. Le premier vous permettra d'avoir ou non des solutions de dialogue avec vos interlocuteurs. Ainsi, selon votre niveau en discours ou en science des choix s'afficheront. Même dans le cas où vous ne pourriez pas aider une personne, Obsidian a mis à disposition une porte de sortie. Vous ne pouvez assister cette personne directement, ce n'est pas grave, pour vous attirer ses bonnes intentions vous devrez réaliser une mission pour elle et montrer ainsi votre bonne foi. Le tout, géré par les traits que vous aurez choisis lors de la création de votre personnage. On se retrouve donc dans un vrai jeu de rôle à l'ancienne. Chaque joueur doit progresser tout en faisant face à un dilemme aussi vieux que le monde : ce qu'il est capable de faire et ce qu'il ne peut pas faire. À l'inverse de certains RPG qui veulent rendre l'aventure, plus facile, pour que tout le monde y trouve son compte, Osidian fait le pari risqué, mais réussi de mettre le joueur en difficulté. C'est à lui de trouver une autre solution pour résoudre un problème qu'il ne peut pas régler au premier abord. Nous incarnons donc un héros unique qui suivra son chemin, lui aussi singulier, pour aboutir à connaître une seule vérité.Un monde ouvert et réaliste




Si l'évolution de notre avatar est très poussée, la création du monde l'est tout autant. Chaque ville, avant-poste ou abri à sa fonction et ses habitants. Dans ce no man's land où c'est chacun pour soi, chaque PNJ a une vie et des relations avec d'autres PNJ. Si vous désirez une chose d'un PNJ, alors il faudra l'aider à obtenir quelque chose d'un autre PNJ situé dans la ville. De même, selon la tenue que vous portez ou votre attitude (si vous visez les PNJ) alors leur comportement sera modifié. Dans Fallout New Vegas ce n'est pas le monde qui s'adapte au héros, mais le héros qui s'adapte au monde. Au début, les PNJ seront méfiants, mais après une quête lambda ou deux, ils vous confieront de bien meilleures missions à accomplir.
Voici un exemple de quête à tiroirs que l'on rencontre régulièrement dans Fallout New Vegas. Pour rentrer dans New Vegas afin de découvrir notre meurtrier et terminer la mission, quatre solutions s'offrent à nous : avoir un passeport, avoir 2000 capsules, avoir 80 à la compétence Science pour désactiver les robots ou détruire ces derniers qui gardent la porte. Nous n'avons ni le premier, ni les seconds, ni la troisième quant à la quatrième, cela relèverait d'un suicide. À côté de cette grande porte, un habitant du coin nous explique que le King, un mafieux de Freeside, la banlieue de New Vegas serait prêt à nous aider à passer les portes contre certains coups de main. Le King, donc, veut que l'on surveille de près un certain Orris. Un garde du corps qui ferait un peut trop de zèle selon lui. Une fois engagés, nous devons suivre ce cher Orris dans un tour de la ville. Au bout d'un moment, nous tombons dans un piège aux allures de coup monté. Il est temps de rapporter toute l'affaire au King pour toucher notre récompense. Mais ce sosie d'Elvis ne donne pas des accès à Vegas comme ça. Il nous propose donc une autre mission : aller récupérer des informations concernant des attaques de soldats de la RNC sur des habitants. Après plusieurs interrogatoires, nous trouvons un campement de squatteur de la RNC. Il faudra trouver un mot de passe pour pénétrer à l'intérieur de ce camp. Nous devons trouver une certaine Julie Farkas qui nous en apprendra plus sur ces « attaques ». Le tout, toujours sans verser une goutte de sang. Après un dernier aller-retour au campement, le King nous propose trois récompenses : une invitation à faire partie des Kings, 1000 capsules et bien sûr un accès à New Vegas. C'est l'exemple parfait de quêtes que l'on retrouve tout au long de ce Fallout New Vegas. Chaque ville et habitant possède une histoire qui est imbriquée dans une autre. Chaque acte du joueur a des conséquences. Si cette quête touche de près à la mission principale, d'autres encore plus nombreuses ne sont que secondaires. Mais toutes contribuent à rendre l'univers de ce Fallout encore plus réaliste. Pour arriver à nos fins, on devra retrouver la femme disparue d'un sniper, récupérer des objets pour des Nocturnes ou encore aider des goules à voir les étoiles d'un peu plus près par exemple.
Nous découvrons, à chaque fois, devant des quêtes secondaires très travaillées et extrêmement vastes. Il ne s'agit pas d'aller d'un point A et revenir. Non, dans Fallout New Vegas, de nouveaux objectifs s'ajoutent à chaque étape de votre quête. À tel point que l'on a parfois le vertige quant à la réalisation de certaines missions surtout qu'il n'y a aucune priorité entre elles. Pour les réaliser, il faudra bien sûr utiliser toutes vos compétences. Il ne suffira pas de rentrer quelque part de tirer dans le tas, et de repartir avec l'objet demandé. Certaines missions vous demanderont d'étudier les habitudes de vos ennemis, et pourquoi pas de les infiltrer, mais attention, toujours avec prudence. Ce n'est pas une partie de plaisir, mais l'immersion est totale. Vos ennemis ne vous feront pas de cadeau : attaque en bande, visée précise, attaque au corps à corps une fois proche de vous... Le seul défaut que l'on peut reprocher à l'IA ce serait son manque d'intelligence pour se mettre à couvert sous votre feu. Mais la plupart du temps, ce sera vous qui chercherez un couvert. Mais attention à ne pas trop y rester. Et oui, vos adversaires avanceront pour vous débusquer. Vous êtes prévenu.




Casino, Crafting, Compagnons et.... Hardcore modeQui dit Vegas dit forcément Casino. Avant même de pénétrer dans le strip de Vegas, dans sa banlieue appelée Freeside, le casino de James Garret vous accueille. On y trouve des machines à sous ou pour les intimes des « bandits manchots », une table de Black Jack et une table de Craps. Pour avoir le droit de vous assoir à un de ces jeux, vous devez échanger vos capsules, vos billets d'avant-guerre au guichetier qui se fera un plaisir de vous donner des jetons clinquants. Le design des jeux est génial : tapis vieillis, cartes tâchées... C'est nouvelle façon de jouer au Black Jack. Et si la chance est avec vous, vous pourrez échanger vos jetons remportés par des coups de bluff contre des capsules. Un moyen rapide, mais très risqué, car on peut tout perdre, de se faire un peu de liquidité.
Enfin, que serait un Fallout sans craft ? Rien. C'est pourquoi ce Fallout New Vegas propose tout un tas d'objets à récupérer ici ou là pour la fabrication de munition, d'objets améliorés ou pour modifier certaines armes. Pour cela, il vous faudra non seulement de bonnes compétences en bricolage et réparation, mais aussi un établi ou un feu de camp et même un compagnon. Parlons justement de vos compagnons. Si le système d'ordre est très basique (attaquer, rester sur place...) de même que leur évolution que l'on ne peut pas toucher, ils vous accompagneront dans vos combats et vous apporteront quelques bonus, comme le chien du King qui attaquera vos ennemis ou ce robot qui détectera vos adversaires. En un mot, même si leur utilisation est simple, leur présence est très utile.
Le mode Hardcore est lui réservé aux puristes de Fallout. Ici tout est à gérer : votre faim, votre soif, votre sommeil, votre niveau de radiation, Obsidian nous plonge dans la dure réalité du corps humain. Cela complique la progression, mais avec de l'entrainement, ce mode peut se révéler un pur bonheur.




Politique post-apocalypse tout en musiqueEnfin, passons à la politique. Ce Fallout New Vegas nous en apprend beaucoup sur l'Homo Politicus : son organisation, ses faiblesses, ses forces... Si votre quête de la vérité ne concerne que vous, au fil des missions vous gagnerez la confiance de certains clans, mais aussi l'hostilité d'autres. Onretrouve les courants politiques qui émergeaient dans Fallout 2 suivis de divers clans qui désormais s'affrontent : la Légion, la RNC, le boss de New Vegas, la Confrérie de l'acier, les Followers of the apocalypse, les boomers, la Crimson Caravan, les goules, les nocturnes, les Khans ou encore les Kings. Que du beau monde. Mais à un moment il faudra faire un choix qui influencera la suite de l'aventure sans pour autant la réduire. Chaque faction apporte son lot de bonus et possède ses propres règles parfois contraires aux bonnes moeurs. Mais la fin justifie parfois les moyens, non?
Pour vous accompagner tout au long de votre périple, le Pip-Boy 3000 vous permet de capter les radios de ce no man's land. Variées, elles permettent d'avoir toujours une bande sonore en fond au lieu du silence très inquiétant des terres désolées du Mojave. Réalisée par Mark Morgan (Fallout et Fallout 2), elle colle à merveille au style de cet univers : jazz, rock, blues, country...Mais tout ne peut être parfaitEt oui, malgré ses nombreuses qualités, ce Fallout New Vegas peut encore s'améliorer. Premier aspect : les graphismes et les animations. Si Obsidian nous offre des décors assez ouverts et désolés, la qualité graphique n'est pas au rendez-vous. Le moteur de Fallout 3 a mal vieilli même si certaines textures ont été retravaillées pour un aspect plus « apocalyptique ». Deuxième aspect qui aurait mérité un meilleur rendu : New Vegas. Si l'on met des heures à pénétrer dans ce havre de la luxure, la déception est là lorsque l'on se rend compte que la zone est limitée et que le niveau visuel n'est pas au rendez-vous à l'inverse du nombre de quêtes. Dommage. On retiendra quand même l'humour des dialogues et leurs qualités pour tous les personnages rencontrés dans le jeu.
• Le côté RPG très complet
• Le système de quêtes
• La liberté d'action quasi illimitée
• Les graphismes
• Des compagnons pas très développés
Verdict
Obsidian nous offre un Fallout pur et dur que les fans apprécieront. Une difficulté relevée, un univers toujours aussi immersif, un aspect RPG aux petits oignons et pour finir une sensation de liberté jamais ressentie dans un jeu vidéo, Fallout New Vegas est un jeu sans équivalent. Malgré ses petits défauts comme ses graphismes vieillissants, interface qui mériterait un rafraichissement, des compagnons pas assez développés, c'est un titre qui vous gardera devant l'écran pendant des heures. Très réussi, Fallout New Vegas nous offre une expérience de jeu unique. C'est plus qu'un jeu, c'est un univers que nous invite à découvrir Obsidian.
Le Village PCA

Graphismes
6 / 10Pas de quoi rêver avec le moteur de Fallout 3 amélioré. Mais au-delà des textures, Obsidian nous offre des décors immenses et très réalistes.
Jouabilité
9 / 10Très orienté RPG, il n'oublie pourtant pas les fans de tir à la goule. Il demandera aux joueurs de faire des choix pour avoir une expérience unique. Il est aussi très accessible aux néophytes du genre.
Son
8 / 10La bande-son reste très classique avec un style qui renforce l'immersion du joueur dans le monde de Fallout New Vegas avec Mark Morgan (Fallout et Fallout 2) à la baguette.
Durée de vie
10 / 10Chaque partie est unique dans le fait où chaque choix peut déboucher sur une nouvelle quête, sur une autre solution. Les quêtes secondaires prennent parfois le pas sur la trame principale. Nous avons l'impression d'appartenir au monde de New Vegas.
Fun
10 / 10Les fans de la série seront comblés de redécouvrir les joies du jeu de rôle à la Fallout. Les autres découvriront un monde ouvert, complexe avec ses lois et ses règles que l'on est obligé de visiter.