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The Witcher 2 : Assassins of Kings

The Witcher 2 : Assassins of Kings

Beau, original et revisitant d'une très belle manière les codes classiques du RPG, The Witcher, premier du nom souffla une bouffée d'air frais dans les coeurs des rôlistes. Reste que ce soft d'un développeur jusqu'alors inconnu (CD Projekt) n'était pas exempt de défauts, loin de là. Toujours est-il que pendant près de trois ans, ces concepteurs polonais de génies planchaient en secret sur le retour de l'homme à la crinière dorée, Geralt de Riv, le personnage principal du soft. Et c'est accompagné du Senior Producer Tomasz Gop que nous avons pu jouer pour la première fois à The Witcher 2 : Assassins of Kings. Impressions.

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Avant de vous conter notre petite heure en compagnie de l'ami Geralt, quelques petites précisions s'imposent. La démonstration qui nous a été présentée se déroule approximativement au milieu de l'aventure. On y incarne donc Geralt qui débarque fraîchement dans une ville naine, bâtie à l'ombre d'une montagne colossale. Pour accompagner mes premiers pas, Gop me dit, "Andrzej Sapkowski, l'auteur des romans du Witcher, a été très évasif au sujet de ce village. Il a fallu que l'équipe imagine tous les moindres détails !". Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces types ont l'étoffe d'un Michel-Ange des Temps modernes. Ca et là, on trouve des commerces séparés par un simple mur à deux doigts de s'effondrer. Des gardes nains ne sont pas vraiment heureux de nous voir rôder dans les parages. Un enfant joue, seul, dans une flaque d'eau aux abords de maisons sans vie. Lugubre. L'air est lourd. Très lourd. Des flammes crépitent, comme si elles étaient les derniers vestiges d'une bourgade respirant autrefois la vie. D'imposants remparts semblent être le dernier blindage de cette citée déjà à moitié dévastée. En se baladant, sans même se préoccuper de la quête mise à notre disposition, on comprend instantanément que l'on pourrait admirer des heures le labeur des développeurs. Magique.

Rêveries misent à part, l'heure est à la découverte de mon objectif. Je trouve un Elfe devant la Taverne. "Witcher, je dois te parler". Celui-ci me dit que des amis à lui ont été assassinés et que je dois découvrir qui a fait ça. En bon enquêteur, je me dis qu'entrer dans des Catacombes protégées par des incantations magiques ne me fait pas peur et que, quoi qu'il m'en coûte, je finirai par découvrir le fin mot de cette histoire. Sauf qu'après avoir vu la porte de la Taverne s'ouvrir pendant l'échange avec l'Elfe, je me dis qu'un petit breuvage local pourrait quand même me réchauffer le coeur et l'esprit. Une fois passées les portes de ce lieu, un tout autre univers s'offrit à moi. Un endroit de débauche, où l'on ne doit pas poser trop de questions. Au fond, il est possible de faire des combats à mains nues pour remporter quelques pièces d'or. Plus précisément, on se lance dans une joute à bases de Quick Time Events à réaliser rapidement pour venir à bout de son opposant. Loin d'être simple ! Plus loin, un nain patiente pour un bras de fer. Pour vaincre le bougre, on doit suivre un icône avec la souris. Plus on tient le milieu de cet icône rétrécissant et plus nous avons de chances de remporter le duel. Des mini-jeux comme ceux-ci, il y en a de nombreux autres... Mais n'oublions pas pour autant notre quête du jour.Le Witcher : un sorcier pas comme les autresEn ouvrant le journal, on pouvait découvrir l'objectif que nous avait attribué l'Elfe. Sur mon chemin, j'ai croisé des hommes armés pas franchement amicaux (on ne sait pas encore à qui ils correspondent dans l'histoire). "Active le menu radial et équipe toi de la bombe, tu verras, ça te sauvera la vie", me glissa à l'oreille un membre de l'équipe. Et il ne me fallu que deux petites secondes pour m'apercevoir que c'était peu dire. Cinq ennemis se précipitaient sur moi. Trois chevaliers, un magicien et une autre brute arborant un bouclier et une lance. Sans demander mon reste, je lance une bombe dans le tas. Tous mes adversaires étaient étourdis et j'en profitais pour donner des coups d'épée rapides (clic gauche) et des coups puissants (clic droit). A savoir également qu'une position de blocage est disponible, et que Geralt peut rouler à terre via la barre d'espace. En sus, en pressant le bouton CTRL, un menu radial s'affiche dans lequel on sélectionne une attaque magique : boule de feu, bouclier, etc. J'ai naturellement opté pour la boule de feu. Les effets sont de toute beauté, la combinaison de forces magiques et de coups d'épée se faisait de manière assez fluide, acrobatique et classieuse. Nouveau constat : les combats de The Witcher 2 : Assassins of Kings sont plus axés vers l'action que le premier opus et le tout avec un rendu spectaculaire que l'on ne trouve pas autant que dans un autre RPG. Une fois tout ce petit monde pulvérisé, je me suis souvenu que Tomasz Gop me disait tout à l'heure que les ennemis pouvaient laisser des objets à terre. En effet, on peut récupérer toutes sortes de choses. De la potion de soin, en passant par une nouvelle tenue. Et ce n'est que la face visible de l'iceberg.

Quoi qu'il en soit, les Catacombes m'attendaient toujours. En avançant sur le lit d'une rivière, j'observais rapidement la qualité des graphismes et des effets de lumière et d'eau. Impressionnant. Plus loin, une nouvelle troupe ennemie était occupée avec de petits monstres à la trogne d'un Gollum. L'occasion de leur faire tâter mon épée (deux étaient à ma disposition. Une petite qui favorise les attaques rapides et l'autre, plus lourde, faisant plus de dégâts) et mes pouvoirs magiques. Dès lors, il est important de préciser que les environnements sont vastes et qu'il est assez facile de s'y perdre. Il faut donc bien regarder les lieux, un peu comme lorsque l'on se balade en forêt, pour ne pas tourner en rond. Une fois arrivé à l'entrée des Catacombes, je devais chercher le dernier corps qui venait d'être placé dans ce lieu mystique. Aidé par ma carte, j'arrive devant un mur de pierre visiblement fragile. Un coup de boule de feu plus tard, les pierres cédèrent aisément. Dans cette pièce sombre, un corps était enveloppé dans un linceul. Il arborait des entailles profondes, des cheveux dans une main et ses vêtements étaient déchirés. En véritable Derrick, Geralt pouvait examiner sous toutes les coutures l'être gisant dans cette crypte. De multiples options s'offraient alors à moi. Regarder ses bras, ses mains, le retourner, etc. A force de scruter les moindres détails qui s'offrait à lui, l'homme à la crinière blanche en conclut à un meurtre par une créature qu'il connaissait bien. Une succube. Un démon qui pouvait séduire un homme rien qu'en le regardant. Geralt retrouva en même temps un livre de chants perdu par son ami Dandelion, le barde. "La succube aime les poèmes, Dandelion pourrait me servir d'appât !", se dit Geralt. Ce genre de scène laissait caresser du bout des doigts une narration extrêmement soignée. Passionnant.Succube-moi avec une pelleDe retour à la Taverne pour consulter notre ami Barde sur ce plan, je fis la rencontre d'une bébête gigantesque. Un croisement entre une araignée et Brigite Bardot. Effrayant ! Content de ma découverte dans les Catacombes, je commençais à trancher la bestiole jusqu'au moment où Tomasz Gop me dit, "là, il faut que tu fuies. Regardes ta vie et regardes la sienne quand tu la frappes". En effet, j'allais me transformer en pâtée pour chat en moins de temps qu'il me faut pour dire na zdrowie (j'adore la Pologne). "En fait, nous avons placé des monstres très puissants un peu partout sur la carte pour installer la peur chez les joueurs. Tu vois, pour tuer cette créature, tu devras revenir quand tu seras monté de niveau, ou alors, tu peux utiliser tous les sorts mis à ta disposition, mais ça sera long et épique. Et au moment de ta victoire, à toi la gloire, les femmes et la Vodka !" J'avoue que cette dernière phrase est de moi, mais en gros, c'était l'idée. Puis, il faut dire aussi que le loot est important dans The Witcher 2 : Assassins of Kings et je ne peux qu'imaginer ce que cette araignée avait à m'offrir. Bref. Direction la Taverne, où mon Barde m'attendait. Encore une bonne surprise, l'échange entre les deux hommes était profond, recherché. Un peu dans le même ordre d'idées des productions de BioWare, pour ceux qui veulent vraiment un angle de comparaison. Mais à la différence près que ce qui est visible par un type de joueurs, ne le sera probablement pas pour d'autres. En clair, l'histoire se forge lors de vos discussions et des choix que vous faites. Allons plus loin encore, peut-être que le passage de l'histoire que vous venez de lire sera absent de votre progression. Et ce, pour la simple raison que vous n'aurez pas parlé de la façon qu'il fallait à un PNJ pour que ce dernier vous mène à ce village nain. Enorme, vous dites ? Carrément, ma bonne dame ! Mais revenons à nos moutons.

Lors de cette conversation avec le barde, celui-ci chanta une chanson à Geralt (qui n'en avait vraiment rien à faire). Le seul but, c'est que ce dernier le chante pour attirer la Succube à lui ouvrir son antre (sans mauvais jeu de mots, ou pas). Puis, si la manigance réussissait, il devait prévenir Geralt afin de partir tous deux pour connaître le fin mot de l'assassinat qui nous a conduit ici. Une méditation plus tard, nous voici dans la nuit la plus obscure à la sortie de la ville, où nous devions rejoindre le barde. Sous les traits de ce dernier, on devait se souvenir de la chanson chantée à Geralt à la Taverne. A noter que l'on pouvait la mémoriser en lisant le poème avec Geralt une fois le recueil récupéré. Lorsque la créature fut séduite, elle ouvra la trappe de sa tanière. A ce moment, un choix devait être fait. Soit on entre avec le Barde dans la tanière du vilain méchant loup, soit on cours vers Geralt qui était caché un peu plus loin. Mon sang ne fit qu'un tour, je décidai d'y aller seul. Retour sous les traits de Geralt qui s'aperçut que son ami était rentré prendre un peu de bon temps. On rentre à notre tour. Là, Dandelion était mort de rire sur le lit de cette créature : un(e) faune(tte). Tout était génial dans cette scène. De l'ambiance, jusqu'aux éclairages, et sans oublier les généreux attributs mammaires de cette succube irrésistiblement séduisante et dangereuse. Là encore, un choix ! Soit on discute chiffon avec la bestiole et on essaie de comprendre pourquoi elle tue tout ce qui bouge (la maman de Bambi, c'était elle !), ou on lui tire les vers du nez à la force de notre épée, ce qui en l'occurrence entraînait la fin de la démonstration. Trêve de blabla, je décidai de faire tomber les couettes de la donzelle à terre (ainsi que sa tête, accessoirement). Mais voilà, si je n'avais pas choisi cette option, que ce serait-il passé ? Etait-elle vraiment à l'origine de ces meurtres sauvages ? Aurais-je compris la motivation de ses crimes ? Est-ce que j'aurais pu la faire revenir dans le droit chemin ? Ou encore, serais-je parvenu à la convaincre de jouer à saute-mouton avec mon pote barde et moi ? Mystère. "Tout dépend de la façon dont tu t'exprimes. Les ramifications de l'histoire sont nombreuses." Et en effet, 16 fins ! C'est passionnant pour un fan de RPG. Et n'oublions pas non plus que ceux qui ont terminé The Witcher 1 peuvent se servir de leur sauvegarde pour ce second volet. Trois openings différents sont disponibles.ConclusionUne heure. C'est bien trop court pour satisfaire notre curiosité, mais ça a toutefois le mérite de l'aiguiser un peu plus. Sans aucun doute, The Witcher 2 : Assassins of Kings s'annonce être un titre mature, grave, réaliste et tapissé de millions de possibilités. Le système de dialogues nous a fait une forte impression, même si on voudrait en savoir plus sur ses effets à longs termes et aux incidences d'une phrase déplacée à un PNJ important pour nous. Les combats sont énergiques, presque acrobatiques et franchement bien huilés. L'action tiendra une grande place dans ce nouveau volet. Mais le mieux dans tout ça, c'est que CD Projekt n'a pas dénaturé les multiples objectifs secondaires propres à tous les RPG qui se respectent. Mini-jeux par dizaine, assemblage d'ingrédients pour faire des potions, pas de ralentissements, ni d'écrans de chargement. De surcroît, les graphismes sont très impressionnants. Pour la petite histoire, la version que nous avions était une pré-bêta. Le mot qui est le plus à même de traduire mon sentiment général sur cette petite heure est " Wouah ! " Plus beau, plus riche, plus rythmé, etc. The Witcher 2 : Assassins of King s'annonce d'ores et déjà comme le RPG nouvelle génération. Un genre de RPG 2.0 qui dévoilera ses innombrables secrets au bout de longues, très longues heures de jeu. Attendons le 17 mai pour notre verdict final, mais Geralt part fort.

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