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Preview de Mafia 2 sur

Mafia 2

Mafia 2

Configuration minimale

Windows XP/Vista/7

Processeur : Pentium 3Ghz ou Athlon 3600+ (Dual core)

RAM : 1,5 Go

Carte Graphique : nVidia GeForce 8600 ou ATI HD2600 Pro

Espace DD libre : 8 Go

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Alors que Mafia 2 est attendu pour le 27 août prochain, 2K Games nous a fait parvenir une version preview de son soft. Cette dernière ne contient que quatre chapitres, mais force est de constater que l’éditeur les a finement sélectionnés pour nous montrer différentes facettes d’Empire Bay. Puisque si vous l’ignorez, il est important de noter que Mafia 2 se déroule sur une dizaine d’années, et que par conséquent, la transition scénaristique entre deux époques distinctes est implantée dans le jeu.


D’emblée, la première mission, intitulée Home Sweet Home, nous place sous les traits de Vito Scaletta fraîchement de retour du front. Toujours vêtu de son uniforme de soldat, celui-ci décide de rendre visite à sa famille (on est loin de se douter à quelle précarité le bonhomme va être confronté) après une blessure et est forcé de repartir au combat peu de temps après. Mais c’était sans compter sur son pote de toujours Joe Barbaro qui passe nous prendre à la gare afin de nous refaire goûter aux joies de la ville. A vrai dire, cette petite virée est surtout une façon maquillée de nous familiariser avec les contrôles et de découvrir Empire Bay sous la neige. Dès lors, l’ambiance est plantée. A la manière d’un GTA, la ville est très vivante : les policiers procèdent à des contrôles de papiers, les passants saluent Vito et les chats se battent dans des poubelles. Bref, on arrive au beau milieu d’une ville qui a ses habitudes et très vite, on sent que toutes ces rues d’un blanc immaculée seront bientôt le théâtre de nombreuses opérations mafieuses.

Une fois réformé de l’armée grâce à une pirouette administrative de Joe, nous voila forcé de gagner notre pain quotidien comme bandit de seconde zone. L’une de nos premières missions consiste à rendre visite à un armurier pour acheter une mitrailleuse. Mais loin de trouver un mec cupide à la gâchette facile, on a devant nous un homme rongé par ses démons de la guerre. Le bonhomme nous raconte qu’il était dans un régiment de Normandie et qu’il a décidé de vendre des armes après son retour. Une nouvelle fois, on observe le travail d’orfèvre des développeurs sur la psychologie des personnages que l’on croisera sur notre chemin. Même si ça n’a pas de réel impact sur la progression, ça a le mérite de renforcer l’immersion dans cette période complexe de l’Histoire. Puis, une fois notre MG 42 en poche, on repart pour l’attaque d’une distillerie de la ville où un combat nous attend. Mêlant phases d’infiltrations, gunfight et conduite chronométrée, la mesure de la diversité des objectifs à accomplir prend tout son sens.

Concernant la troisième mission, elle se déroule six ans après les deux précédentes, suite à une ellipse temporelle. De ce fait, l’environnement du jeu s’y trouve muté. Le style vestimentaire des passants a évolué, les voitures sont plus modernes et les enseignes ont fleuries sur les façades des magasins. Ici, la narration se démarque clairement d’un GTA (comment ne pas faire la comparaison avec le leader du style bac-à-sable). Le joueur doit se rendre dans un abattoir de cochons et secourir plusieurs de nos frères d’armes retenus en otages. Ainsi, la discrétion est de mise pour ne pas se faire repérer par le clan adverse présent dans les murs, sans oublier le personnel du site qui n’hésitera pas à nous dénoncer. Pas d’autre choix que de patauger dans la crasse d’un égout, slalomer entre des porcs éventrés, et d’entendre les hurlements des derniers animaux vivants. Suite de quoi, on peut dire que le ton est plus mature, plus grave et le tout rend franchement mal à l’aise comparé à ce qu’il s’est déjà fait dans le genre. Une réussite.

Enfin, cette version preview se termine avec un quatrième chapitre qui fait le plein d’émotions fortes. Sur le fond, le plan consiste à s’infiltrer dans un bâtiment de la ville, y poser une bombe, et déguerpir au plus vite. Par contre, sur la forme, le tout va vite se gâter lorsque l’on découvre qu’il faut traverser des salles où des centaines d’hommes d’une bande rivale ont investi les lieux. Pas le choix, on doit se faire passer pour des nettoyeurs et accessoirement ne pas se faire repérer. Evidemment, la tâche va déraper et le joueur est confronter à des échanges musclés dans une mission où lucidité, carnage et mitraillade se chevaucheront, le tout avec une réalisation menée tambour battant par les concepteurs. Un pur moment de plaisir !

Graphiquement, le soft s’annonce très gourmand en ressources. Tout à fond sur une machine correcte (Core i5, 4Go de RAM et une carte graphique récente), les animations sont très bonnes et aucun ralentissement pointe le bout de son nez. Il faudra donc s’acquitter d’un bon dépoussiérage de votre config pour profiter du PhysX, et des graphismes de hautes volées proposés par 2K Czech. Ensuite, au bout de quelques minutes de jeu, le constat s’avère très réjouissant. La narration paraît au cœur des préoccupations de l’équipe de 2K (même si les missions proposées ne se suivaient pas chronologiquement), les scriptes ne sont pas omniprésents et l’I.A. ennemis/amis est relativement correcte. Ceci-dit, la Police manque encore de crédibilité. Par exemple, lorsque l’on grille un feu rouge en doublant des agents à toute vitesse, ces derniers ne bronchent pas d’une moustache et vous laisse le champ libre à votre moment de folie. S’en suit la possibilité de (trop !) vite les semer (et même quelques fois en courant), mais tout n’est qu’un souci de calibrage. Toutefois, il est important de noter que plusieurs niveaux d’arrestations existent. Pour les délits mineurs, une simple amende vous est remise, mais une fois passé au meurtre sur un civil, ils pourront vous tirer dessus, jusqu’à se servir de mitrailleuses lorsque vous vous attaquez à l’un des leurs.

Enfin, après plusieurs heures de jeu, le bilan est plus que jouissif pour Mafia 2. Les graphismes sont de très bonne qualité, l’évolution de l’environnement lors du changement d’époque est très crédible et les missions s’enchainent entre dynamisme, infiltration et phases de gunfight grisantes. Mais le plus gros morceau du jeu est sans doute la narration sans accroc du soft développé par 2K Czech. Ainsi, l’importance accordée aux traits psychologiques des personnages ou encore l’ambiance qui se dégage durant la progression se rapproche énormément des films de Gangsters. Plus mature, immersif et crédible qu’un GTA, Mafia 2 pourrait bien marcher sur les plate-bandes de Rockstar dès le 27 août prochain.

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