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Battlefield : Bad Company 2

Battlefield : Bad Company 2


Nous vous parlions il y a quelques jours de Battlefield Bad Company 2, les retardataires peuvent toujours jeter un oeil à ce dossier et découvrir de quoi il retourne. Si pas mal d'éléments sont déjà en votre possession, votre serviteur a maintenant pu mettre ses grosses paluches sur le soft, confortablement installé dans les locaux de Dice, en Suède. Un petit tour d'horizon sur la campagne solo, aussi décalée que son prédécesseur.

Ce nouvel opus met en scène une guerre fictive entre les USA et la Russie, cette dernière envahissant le pays de l'Oncle Sam en passant par l'Alaska. Scénario un peu bidon et loin d'être original, mais qui semble être un bon prétexte pour faire parler les armes. Nous incarnons une nouvelle fois un renégat, balloté sur toute la planète avec l'espoir de se racheter une conduite. Si Battlefield Bad Company est doté d'un humour noir bienvenu, les développeurs ont atténué cet aspect en devenant un poil plus sérieux, juste ce qu'il faut pour éviter les lourdeurs. Difficile d'en dire plus sur l'histoire, notre présentation étant écourtée par la pause déjeuner.


Un petit mot sur le déroulement des missions, très variées, passant d'une jungle touffue à un environnement enneigé. Les objectifs s'enchaînent à un rythme frénétique, nous baladant au milieu des fougères dans le but de libérer un agent de la C.I.A pris en otage, ou encore prendre la place d'un mitrailleur hélico. D'ailleurs, cela procure un sentiment jouissif de puissance lorsque qu'un bâtiment tombe littéralement en ruine pour débusquer les ennemis planqués là. Nous avons aussi pu rejoindre une cible en jeep sur une route verglacée et lourdement gardée. Vous l'aurez sans doute compris, les développeurs ont mis le paquet, peut-être inspirés par les critiques de plus en plus fréquentes sur le mode solo quasi-inexistant des FPS modernes. Un très bon point donc pour Battlefield Bad Company 2, d'autant plus qu'il est mis en valeur par un nouveau moteur physique au poil. Un nouveau lifting qui garde les bonnes idées de son grand frère, notamment en ce qui concerne la destruction des bâtiments.


Si le premier épisode nous permettait de raser des pans entiers de mur, il n'était pas possible de démolir entièrement une maison. Dice affiche clairement sa volonté de mettre en avant la stratégie : il est généralement possible de contourner une position afin de surprendre l'ennemi à revers, ou simplement se frayer un chemin en explosant tout ce qui peut nous barrer la route. Désormais, c'est tout à fait réalisable, au grand dam des joueurs habitués à se planquer dans un recoin. Cette nouveauté donne un peu plus de tonus à l'action, il est rare de pouvoir rester au même endroit très longtemps, et ce n'est finalement pas plus mal !


Côté jouabilité, il y a du bon et du mauvais. Commençons par les aspects positifs, comme la prise en main immédiate du pad (NDLR : testé sur PS3 et Xbox 360, pas sur PC) et des commandes bien placées, à un détail près, il faut cliquer sur le stick droit de la manette pour se baisser. Si vous êtes un habitué des FPS, vous devez sans doute savoir que ce même joystick sert aussi à tourner la caméra, et il arrive alors de se baisser sans le vouloir pendant que l'on court au coin d'une rue. Une broutille qui ne gâche en rien le plaisir du jeu. Le soin apporté aux armes, et aux environnements en général, est spectaculaire. La visée, par exemple, n'est pas forcément évidente avec les armes démunies d'une red dot (lunette à point rouge), et dépend du modèle utilisé. La bande son est aussi à l'honneur, d'une part grâce aux musiques qui suivent l'action et indiquent la présence d'ennemis, et d'autre part par le réalisme des bruitages. Les échos sont pris en compte, ainsi que la distance de tir, autant d'indicateurs précieux sur un champ de bataille.


Le dernier point technique à aborder concerne l'intelligence artificielle, quelque peu décevante au demeurant. L'un des points faibles du premier opus résidait dans le fait que les soldats adverses concentraient tous leurs tirs sur notre position, jusqu'à ignorer nos coéquipiers. Force est de constater que malgré une légère amélioration des couvertures et la prise en charge de la destruction du décor, l'I.A reste obsédée par notre présence. Quant à vos collègues, ne comptez pas sur eux pour entreprendre un contournement et vous sortir de la panade. C'est peut-être là le seul gros point négatif que nous ayons pu constater lors de cette démonstration. Gageons que ce vilain défaut sera corrigé lors de sa sortie le 5 mars prochain !


En somme, Battlefield Bad Company propose une campagne immersive à la hauteur de ses ambitions. Nouveaux graphismes, nouvelles possibilités stratégiques, une réalisation aux petits oignons, Dice a des atouts de taille pour répondre aux attentes exigeantes de la communauté. Il ne reste finalement qu'à voir la durée de vie histoire de savoir si le jeu vaut vraiment son pesant d'or. Enfin, vous aurez certainement remarqué l'absence du multijoueur dans ces lignes, mais n'ayez crainte, tout vient à point à qui sait attendre ! Rendez-vous en mars avec plus de nouvelles !

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