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Preview de Allods Online sur

Allods Online

Allods Online

Configuration minimale

- Système d'exploitation : Windows XP, Windows 2000, DirectX 9.0

- Processeur : Intel Pentium III 1,5 GHz

- RAM : 512 Mo

- Carte graphique supportant le Pixel Shader 2.0

- NVIDIA GeForce FX 5200 64 Mo / ATI Radeon 9600 64 Mo

- Résolution d'écran 800x600

- Carte son compatible DirectX, souris

- 4 Go d’espace disque dur libre

- Connexion Internet: 28800 (en solo) / ADSL 56k (en groupe)

Qui n’a jamais rêvé d’outrepasser son statut de simple citoyen vivant dans une petite bourgade de campagne pour s’adonner à des privilèges confiés à la haute société ? Ou mieux, de se rendre chez son boucher déguisé en cochon pour tenter de survivre autant que faire ce peut ? Ce tableau, certes exagéré un tantinet, est très alléchant et est repris par de nombreux MMORPG qui bourgeonnent sur la toile comme chiendent au soleil. Quoi qu’il en soit, dans le monde merveilleux du massivement multijoueur réside un clan souvent boudé par le Kévin moyen (souvent âgé de 12 ans), mais considéré comme le saint Graal du hardcore gamer : le free-to-play. Et c’est précisément à cette seconde classe de joueurs que la preview d’Allods Online est adressée.
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Allons-y franco : oui le soft ressemble comme deux goutes d’eau à l’illustre World of Warcraft. Pire. Nous sommes tous d’accord qu’il s’agit d’un copier/coller des mécanismes de jeu du titre de Blizzard, et par conséquent, qu’il pourrait vous faire lâcher un sobriquet du genre « voooooooleur ! » avant d’atomiser votre clavier durement subtilisé à un voisin (vous savez, celui qui vous empêche de dormir) comme représailles. Mais toutes ces remarques, aussi vraies soient-elles, vous feraient passer à côté du MMORPG gratuit (!) qui n’a rien à envier au doyen du genre. Pour ceux qui prennent le train en marche, Allods Online est hébergé par gPotato, un portail ayant dépensé la bagatelle de 12 millions de dollars pour financer le développement dudit MEUPORG. A la baguette, on trouve les joyeux lurons du studio russe Nival Interactive, à qui l’on doit les très bons Rage of Mages et plus récemment Heroes of Might & Magic V. Pas de quoi rougir donc, lorsque l’on sait que les deux firmes disposent d’une solide expérience de leur sujet. Aussi, sur le fond, Allods Online est traité à la même enseigne que ses ainés. C’est-à-dire en proposant un item-shop à ses joueurs, sans pour autant leur vendre des améliorations de skills qui pourrait favoriser ceux qui sortent une liasse de billets. Ici, la part belle est au levelling lent ! Mais avant de se lancer dans le vif du sujet, faisons une halte par la création du personnage.

"gPotato, un portail ayant dépensé la bagatelle de 12 millions de dollars pour financer le développement dudit MEUPORG"

Dans un monde dévasté par une guerre qui oppose deux factions (la Ligue et l’Empire), des petits îlots flottants répondant aux noms d’Allods sont éparpillés dans la galaxie, et sur eux vivent les survivants d’un monde en péril. C’est dans ce contexte très habituel au genre, que vous devrez choisir votre camp parmi 6 races (trois par clan), les kanians, gibberlings et elfes pour la Ligue, et les xadaganiens, arisens et orcs pour l’Empire. Une fois votre dévolu jeté sur un style d’avatar, 8 archétypes (Guerrier, Paladin, Eclaireur, Guerisseur, Mage, Tribaliste, Psioniques et Invocateur) viennent s’ajouter au tableau. Toutefois, pour venir complexifier la création de son personnage, certaines combinaisons sont impossibles. Par exemple, un Tribaliste ne peut pas être elfe, comme un Invocateur a l’impossibilité d’avoir les traits d’un kanian. En bref, ce sont 28 possibilités qui s’offrent à vous au début de l’aventure. Qui plus est, dès le niveau 10 de nouveaux pouvoirs viendront s’ajouter au tout (comme si ce n’est pas déjà assez compliqué comme ça pour vous expliquer le processus) via un trio d’arbres de compétences. Vous l’aurez compris, Allods Online offre de nombreuses combinaisons pour bâtir de toutes pièces son avatar, et, chose assez rare dans les MMO occidentaux pour être signalée, il est possible ici de rater le build de son personnage !


Donc, sous ses airs de plagiat de World of Warcraft, le beau bébé élevé à la Vodka dans le no man’s land russe a tout pour attirer l’attention des joueurs les plus exigeants. Un univers bien ficelé, des graphismes colorés et chatoyants, en n’oubliant pas des quêtes relativement variées. En ce qui concerne ces dernières, sachez d’emblée que si vous n’aimez pas tabasser des monstres à tour de bras et looter (ramasser des récompenses apparues après la mort d’un PNJ) à volo, cet Allods Online ne vous est pas destiné ! En sus, vos objectifs vous conduiront bien vite à voyager d’îlots en îlots pour que les petits environnements changent régulièrement. Puisqu’en effet, les étendues « régionales » sont plus étriquées que dans WoW. Bien vite, cela s’avère être un choix délibéré des développeurs pour ne pas noyer le joueur sous un flot continu de quêtes avec des décors identiques. Ainsi, outre les « va faire manger son extrait de naissance à Volodarski » ou « Gurlukovich veut que tu ailles tuer 10 Narmonov » (eh oui, les noms des PNJ sont tous en russe), vous découvrirez au niveau (tardif !) 35, l’existence de vaisseaux volants (disposant d’un équipage) que vous pourrez un jour construire, que ce soit pour vous rendre d’un allod à un autre, ou encore pour démembrer des guerriers de l’autre faction. Cette véritable carotte servie sur un plateau d’argent à son petit effet pour arracher un « Oh ! Oui, je le veux ! », et qui vous poussera à passer outre les trente-cinq premiers levels, aussi longue que soit la progression. Mais l’autre friandise que recèle Allods Online, c’est aussi et surtout l’opportunité de partir vers la Terre Sacrée une fois atteint le niveau 20. Dès lors, le nirvana du MMORPG occidental vous ouvre ses grands bras molletonnés. Pêle-mêle : régions PvE mixées à des zones PvP, arènes, mini-jeux, etc. Si vous pensiez devoir dessouder des mobs ad vitam aeternam, c’est que vous avez sous estimé le potentiel énorme de ce free-to-play ! Même si l’on déplore tout de même quelques défauts subsistants.

"(...) si vous n’aimez pas tabasser des monstres à tour de bras et looter à volo, Allods Online ne vous est pas destiné !"

A partir d’ici, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une version bêta. Et force est de constater que de nombreuses maintenances ont souvent lieux pour rappeler aux joueurs que les développeurs tiennent rigueur des avis des bêta-testeurs. Toutefois, certains points nous chagrinent encore. Comme l’absence d’une mini-carte, grossièrement remplacée par une boussole brouillonne et sans intérêt. Si bien que l’on martèle le bouton « m » (prévisualisation totale de la carte) pour s’orienter jusqu’au lieu voulu. Dommage. De surcroît, les nombreuses icônes des PNJ, qui apparaissent au dessus de la tête des personnages en question, diffusent un sentiment de cohue gigantesque lorsqu’il est question de trouver un interlocuteur bien précis. Alors, on se retrouve face à un éventail de pictogrammes bariolés qui fait clairement penser à la fête du saucisson d’un hameau strasbourgeois ! Puis, on découvre ci et là une traduction incomplète du soft, tandis que les musiques ne répondent pas toutes présentes (surtout dans les grandes villes) et que l’ambiance sonore ne s’éloigne pas bien loin d’un certain World of Warcraft.ConclusionAu premier abord, Allods Online nous a séduit par son côté MMORPG mignonet. Mais au fur et à mesure de la progression, celui-ci se veut franchement abouti et complexe si l’on prend le temps de fouiller en détails ses possibilités. Malgré quelques défauts persistants comme l’absence d’une mini-carte ou le fouillis ambiant lorsque l’on est en présence des icônes de PNJ, le titre de Nival Interactive brille par sa progression lente récompensant les joueurs assidus. Résolument adressé aux hardcore gamers du genre, ces derniers trouveront ici de nouveaux challenges de poids. Comme la motivation aveuglante d’atteindre le niveau 35 et poser ses mimines fébriles sur un vaisseau spatial pour conquérir la galaxie. Bref, celui que l’on nomme « le MMORPG le plus cher de l’histoire » n’a pas de quoi envier les titres actuels, autant par sa profusion de quêtes, de récompenses, de son univers riche et bien pensé, mais surtout de son statut de free-to-play. Reste à savoir maintenant si les éloges se confirmeront lors de notre test, ou encore si les bugs constatés seront résolus, mais le savoir-faire de Nival dans le genre n’est plus à prouver !

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