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Zoom sur City of Heroes : Going Rogue | le 31 janvier 2011 à 17h36, par Fassenjah |
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A n'en pas douter, l'année 2011 se place sous la bannière du MMORPG de super-héros. Que ce soit avec la sortie de DC Universe Online, du passage en free-to-play de Champions Online, ou encore de la disponibilité d'une nouvelle extension pour City of Heroes (ce qui nous intéresse aujourd'hui), les amateurs du genre sont servis ! Ainsi, il était important pour nous de vous donner nos impressions sur le nouvel add-on du jeu de NCSoft, afin de vous aider à y voir plus clair après cet avalanche de sorties. Sortez votre plus belle cape, mettez votre slip par dessus votre pantalon moule-machin et laissez-vous guider par ces quelques lignes.








Lycra-time baby !Disponible depuis le début de l'an de grâce 2004 dans les contrées de l'Oncle Sam, City of Heroes a depuis fait son bonhomme de chemin. Tour à tour, des mises à jour (plus ou moins conséquentes) sont venues prolonger le plaisir de jeu pour les joueurs de la première heure. Ainsi, après l'introduction des super-vilains (et donc du PvP), le moment était venu pour Paragon Studios de donner un coup de jeune à ce MMO faisant office, soyons honnêtes, de dinosaure. Attention ma chère Simone, ce terme est loin d'être péjoratif, puisque peu d'éditeurs peuvent se targuer d'avoir un soft toujours actif et qui plus est suivi par une armada de joueurs depuis tant de temps. Seulement voilà, devant un renforcement massif de la concurrence, City of Heroes se devait de passer par la case lifting afin de prolonger son cycle de vie. Seulement voilà, Going Rogue n'est-il pas l'extension de trop ? C'est ce que nous allons tenter d'éclaircir ensemble.
D'emblée, notons l'excellent écran de création de personnages. Moins bordélique et par conséquent plus clair, celui-ci est vraiment de bonne facture. Clairement, le joueur peut concevoir son avatar comme bon lui semble. De ses habits, à sa couleur, en passant par une armada d'éléments personnalisables, ce moment de création est un vrai bonheur pour le Karl Lagerfeld qui sommeil en nous. Mieux, on aimerait voir toutes ces possibilités dans plus de MMO à l'avenir. De ce côté, City of Heroes : Going Rogue est vraiment exemplaire. De même pour le choix extrêmement complet des sets de pouvoirs. Chapeau !
Ensuite, on prend ses marques via un bref turoriel qui plante le décor. Simple à prendre en main, City of Heroes : Going Rogue ne se veut pas assommant pour les néophytes. Reste que les animations sont un brin robotiques et manquent un chouilla de légèreté. Rien de rédhibitoire, cela-dit. A la fin de ce prologue, un choix s'offre au joueur. Rejoindrez-vous les Loyalistes (le système politique idéalistico-totalitaire actuel), ou déciderez-vous de rallier la Résistance qui tentent de mettre au grand jour les crimes des autorités qui contrôle Prétoria (la capitale introduite dans cet add-on)? A vous de juger ! Néanmoins, notons que ce choix n'est pas irréversible. En effet, on pourra voir apparaître des alternatives en cours de mission. Par exemple, il est possible de continuer une tâche paraissant de plus en plus malsaine (mettre un crapaud dans le micro-ondes avec une cigarette dans le bec en riant à chaudes larmes), ou de retourner sa veste au dernier moment pour prendre sa destinée en main. De ce fait, deux personnages ayant des pouvoirs parfaitement identiques peuvent prendre une orientation radicalement différente. A noter que ce système s'applique aussi à nos personnages poussiéreux du level 50. En effet, un Héros peut devenir un Vigilante et un Super-Vilain peut embrasser la vocation de Rogue, avec en prime la possibilité d'arpenter des lieux qui leur sont réservés. Ainsi, la flexibilité devient enfin réalité après une longue et même une très longue attente. Un vrai plus pour cette extension !




Prétoria : un endroit où les voisins sont calmesQuid des quêtes ? Eh bien au risque de recevoir des tomates/cailloux/moutons en pleine face par les amoureux de City of Heroes, elles sont plutôt répétitives. -cours se planquer derrière un sac de sable- On se contentera donc de basher tout ce qui bouge (ou ne bouge pas, d'ailleurs) pour mettre à bien un objectif, ou encore de rendre service à un contact. Ainsi, une quête nous obligera à chercher des fleurs pour la donzelle de notre boss. Plutôt sympa, mais pas ultra-inédit dans le genre. Quoi qu'il en soit, City of Heroes : Going Rogue placera le joueur dans les mêmes décors, avec des objectifs plus ou moins identiques jusqu'au level 20 (au delà, bye bye Prétoria). Evidemment, on sait pertinemment que la quasi-totalité des MMOs actuels manquent d'originalité, ou encore d'idées neuves et ce n'est pas l'un des doyens du genre qui viendra briser cette malencontreuse règle. On apprécie toutefois que le background du soft soit bien travaillé et qu'il pullule de détails, pour peu que l'on se penche sur les différents personnages du titre de NCSoft.
Pour en revenir à Prétoria, nul doute que ce point de départ est l'un des meilleurs auxquels nous avons joué dans un MMO. Les rues sont désertes, la Police persécute les résistants, les robots nettoient les trottoirs abandonnés et des bandes organisées (statiques et avec un Q.I. d'une mouette, soit dit en passant) sèment le trouble. En bref, un vrai régal pour l'immersion. Toutefois, au niveau de l'interface, le tableau est bien moins séduisant. En bref, on découvre que la croix de fermeture des fenêtres se trouve en bas à droite. Dès que l'on s'en aperçoit, on a envie de retrouver le mec responsable de cette maladresse et de lui faire manger ses dents ! Plus généralement, City of Heroes arbore des rides à peine dissimulées. Et ce n'est pas l'arrivée d'un mode Ultra qui va nous faire changer d'avis. OK, les textures sont lissées, la profondeur de champ améliorée, mais ces ajouts ne parviennent pas à revigorer un titre qui commence à accuser un sérieux coup de vieux.
Au final, on ne peut qu'être déçu de ce City of Heroes : Going Rogue et ce, même si le système d'alignement nous a globalement convaincu. Concrètement, nos réserves viennent principalement d'un mode Ultra capable de faire ramer un jeu de 2005 sur des bécanes de 2011, d'une interface carrément archaïque et d'une architecture plus générale qui s'effondre progressivement sous le poids des années. Quant aux fans de la première heure, on ne peut pas leur garantir que cette extension mérite de reprendre un abonnement, puisque Going Rogue se concentre majoritairement sur du contenu petit level, ou peut-être juste pour profiter du système d'alignement demandé depuis près de cinq longues années.








D'emblée, notons l'excellent écran de création de personnages. Moins bordélique et par conséquent plus clair, celui-ci est vraiment de bonne facture. Clairement, le joueur peut concevoir son avatar comme bon lui semble. De ses habits, à sa couleur, en passant par une armada d'éléments personnalisables, ce moment de création est un vrai bonheur pour le Karl Lagerfeld qui sommeil en nous. Mieux, on aimerait voir toutes ces possibilités dans plus de MMO à l'avenir. De ce côté, City of Heroes : Going Rogue est vraiment exemplaire. De même pour le choix extrêmement complet des sets de pouvoirs. Chapeau !
Ensuite, on prend ses marques via un bref turoriel qui plante le décor. Simple à prendre en main, City of Heroes : Going Rogue ne se veut pas assommant pour les néophytes. Reste que les animations sont un brin robotiques et manquent un chouilla de légèreté. Rien de rédhibitoire, cela-dit. A la fin de ce prologue, un choix s'offre au joueur. Rejoindrez-vous les Loyalistes (le système politique idéalistico-totalitaire actuel), ou déciderez-vous de rallier la Résistance qui tentent de mettre au grand jour les crimes des autorités qui contrôle Prétoria (la capitale introduite dans cet add-on)? A vous de juger ! Néanmoins, notons que ce choix n'est pas irréversible. En effet, on pourra voir apparaître des alternatives en cours de mission. Par exemple, il est possible de continuer une tâche paraissant de plus en plus malsaine (mettre un crapaud dans le micro-ondes avec une cigarette dans le bec en riant à chaudes larmes), ou de retourner sa veste au dernier moment pour prendre sa destinée en main. De ce fait, deux personnages ayant des pouvoirs parfaitement identiques peuvent prendre une orientation radicalement différente. A noter que ce système s'applique aussi à nos personnages poussiéreux du level 50. En effet, un Héros peut devenir un Vigilante et un Super-Vilain peut embrasser la vocation de Rogue, avec en prime la possibilité d'arpenter des lieux qui leur sont réservés. Ainsi, la flexibilité devient enfin réalité après une longue et même une très longue attente. Un vrai plus pour cette extension !




Pour en revenir à Prétoria, nul doute que ce point de départ est l'un des meilleurs auxquels nous avons joué dans un MMO. Les rues sont désertes, la Police persécute les résistants, les robots nettoient les trottoirs abandonnés et des bandes organisées (statiques et avec un Q.I. d'une mouette, soit dit en passant) sèment le trouble. En bref, un vrai régal pour l'immersion. Toutefois, au niveau de l'interface, le tableau est bien moins séduisant. En bref, on découvre que la croix de fermeture des fenêtres se trouve en bas à droite. Dès que l'on s'en aperçoit, on a envie de retrouver le mec responsable de cette maladresse et de lui faire manger ses dents ! Plus généralement, City of Heroes arbore des rides à peine dissimulées. Et ce n'est pas l'arrivée d'un mode Ultra qui va nous faire changer d'avis. OK, les textures sont lissées, la profondeur de champ améliorée, mais ces ajouts ne parviennent pas à revigorer un titre qui commence à accuser un sérieux coup de vieux.
Au final, on ne peut qu'être déçu de ce City of Heroes : Going Rogue et ce, même si le système d'alignement nous a globalement convaincu. Concrètement, nos réserves viennent principalement d'un mode Ultra capable de faire ramer un jeu de 2005 sur des bécanes de 2011, d'une interface carrément archaïque et d'une architecture plus générale qui s'effondre progressivement sous le poids des années. Quant aux fans de la première heure, on ne peut pas leur garantir que cette extension mérite de reprendre un abonnement, puisque Going Rogue se concentre majoritairement sur du contenu petit level, ou peut-être juste pour profiter du système d'alignement demandé depuis près de cinq longues années.
dossier réalisé par Fassenjah
Le Village PCA
