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PES 2012 : Le point sur les nouveautés | le 16 septembre 2011 à 15h20, par Fassenjah |
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Après un point complet sur la concurrence, nous avons décidé de nous pencher un peu plus près sur Pro Evolution Soccer 2012. Si la franchise de Konami avait remporté le match l'année dernière, c'était à cause du manque de soin accordé au peaufinage du titre d'EA Sports. Sauf qu'aujourd'hui, les deux licences s'exposent à la comparaison. Au menu du jour : l'intelligence artificielle, le nouveau système Off the Ball, la physique de balle et l'habituel bilan en attendant le test final.




L'intelligence artificielle
Souvenez-vous, l'intelligence artificielle était le véritable point noir de Pro Evolution Soccer 2011. C'est pourquoi les développeurs de Konami se sont penchés activement sur la question cette année. Est-ce que pour autant cette année sera la bonne? Voyons ça sans plus tarder. D'abord, on pestait contre le manque d'initiative des joueurs à se démarquer et à proposer des solutions au porteur de la balle. Dans PES 2012, on ressent clairement la différence. Au cours d'une phase d'attaque, nos coéquipiers jouent des coudes pour chercher le décalage. Par exemple, imaginez-vous emprisonnés au rond central par trois opposants. Aussitôt, vous verrez deux de vos joueurs partir à la charge d'un espace. De quoi tenter une balle aérienne à destination d'un partenaire. A cela, on regrette simplement que ces phases prennent la forme de scripts aussi soudains que parfois inutilisables. Reste à voir sur la version finale si cette errance sera corrigée. Ensuite, la plus grosse déception concerne le comportement toujours aussi irréaliste des gardiens. Concrètement, ces derniers sont des adeptes du camping des seize mètres et ne prennent pas la peine de capter une balle rasant le poteau. En effet, on aimerait qu'ils soient plus mobilisés pendant les rencontres, car ils apparaissent encore et toujours comme les vilains petits canards de l'équipe à s'économiser sur des balles dangereuses. De plus, certains arrêts pourraient entretenir un bon rythme du jeu. A revoir.
Du côté des adversaires maintenant, ils agissent comme des morts de faim. Comprenez par là qu'ils se jetteront toujours sur vous, que vous soyez à l'arrêt en train de chercher un appel, ou en pleine course aux cinquante mètres. Contrairement à la concurrence qui mise maintenant sur la construction d'un beau jeu, PES 2012 donne tout ce qu'il a via son rythme rapide, presque oppressant. Dernière complainte, les joueurs (ça vaut aussi bien pour les adversaires que les coéquipiers, d'ailleurs) peinent à trouver leurs marques. On se retrouve ainsi souvent bloqué par un défenseur loin de son poste, ou un meneur de jeu esseulé sur une aile. Malheureusement, le titre de Konami ne tient pas la comparaison face à son meilleur ennemi qui lorgne du côté du réalisme des positionnements. En bref : des gardiens laxistes, des joueurs dissipés et des arbitres revêches. Rien pour nous faciliter la tache, donc.




Le système Off the Ball
Ne cherchez plus l'innovation majeure de cette nouvelle itération, la voici ! Sur le terrain, le système Off the Ball s'applique de plusieurs manières. Commençons par les corners, si vous le voulez bien. Sur PES 2011 on devait jouer des coudes pendant un coup de pied de coin et on arrivait facilement à percer la défense adversaire avec une tête bien placée. Aujourd'hui, on a le droit de jouer à la façon has been, ou tenter de prendre le contrôle d'un joueur dans la surface pour lui adresser un ballon personnalisé. Avec la manette, ce système se déclenche en sélectionnant son partenaire avec RS, puis en pressant R3 pour valider son choix. A ce moment, vous avez le contrôle du joueur sans ballon. Vous pouvez le placer où vous voulez, puis, au moment opportun : tirez. Si ce système peut s'avérer un bon challenge pour corser des corners beaucoup trop simples, il est clair qu'il souligne de nouvelles limites. Comme le comportement du joueur au marquage. Ce dernier se contente de vous suivre tel un boulet au pied de Stan (un ancien rédacteur qui a pris dix piges pour m'avoir rendu un papier en retard). A l'image de l'agressivité qui règne sur le terrain, on aurait voulu voir ces deux opposants se bousculer, se tenir le maillot et dans un de ces cas, voire l'arbitre intervenir pour rappeler tout ce petit monde à l'ordre. Mais rien de tout ça.
La seconde chose que je vais ajouter au Off the Ball - alors qu'il est appelé Teammate Control -, c'est la capacité de lancer manuellement un appel d'un de nos joueurs. Sachez cette fois que ce système est particulièrement compliqué à appréhender. C'est pourquoi nous vous conseillons de passer par la case entraînement. Sans quoi, vous passerez à côté d'une caractéristique phare de ce nouvel opus. Au rang de la pratique, le Teammate Control permet de lancer l'appel immédiat d'un coéquipier via R3 en le désignant d'abord par l'orientation de RS. Au bout de plusieurs heures de jeu, on en vient à tenter beaucoup de choses avec ce système : percer une défense compacte en un éclair, créer un décalage pour se sortir d'une situation périlleuse, ou lancer un long décalage par les airs qui surprendra le noyau défensif. En clair, LA nouveauté ingénieuse de ce PES 2012. Bravo !




La physique du ballon
Qu'on se le dise, PES est une licence réputée pour ses boulets de canon des trente mètre et ça, ça ne va pas changer. Les trajectoires sont scriptées à outrance - je suis arrivé à déposer le ballon sur la tête d'un coéquipier alors que j'étais en train de tomber au moment de la frappe, le tout à environ vingt mètres -, les ballons sont lourds dans les pieds, mais flottant dans les airs et les tirs carrément surpuissants. En plaçant tous ses oeufs dans le panier des frappes chirurgicales de destruction massive, on se demande où est passé le réalisme digne d'une retransmission télévisée. Néanmoins, il faut reconnaître qu'un but marqué sur PES est un moment joyeux, à la limite de l'effervescence numérique. Ceux qui préfèrent les nombreuses animations d'un FIFA, ne prendront sans doute pas aux tirs si spéciaux de PES. En revanche, les habitués se sentiront comme chez eux. Ah, les goûts et les couleurs...
Malheureusement, il est déjà temps de se quitter puisque j'arrive à la fin de mes arguments. Toutefois, vous pourrez connaître l'avis final de la rédaction très bientôt et plus précisément à l'occasion de la publication de notre test. Mais avant tout, retenons les éléments importants de ce PES 2012. Tout d'abord, l'intelligence artificielle du jeu est en net progrès grâce aux joueurs qui cherchent efficacement les espaces. Dans un second temps, notons que le Teammate Control ajoute une dimension stratégique sans précédent à la franchise pourtant pionnière en la matière. Ajoutez à cela de nouvelles animations, une physique de balle qui ne bouge pas et un sentiment de délivrance au moment d'un but. Par contre, il reste toujours des problèmes liés aux scripts, à un manque de finition des nouvelles caractéristiques du soft, sans oublier une intelligence artificielle frustrante des gardiens. Pour autant, il reste à confirmer ou infirmer mes dires au moment de notre critique finale. Rendez-vous le 29 septembre prochain pour la sortie de Pro Evolution Soccer 2012.




L'intelligence artificielle
Souvenez-vous, l'intelligence artificielle était le véritable point noir de Pro Evolution Soccer 2011. C'est pourquoi les développeurs de Konami se sont penchés activement sur la question cette année. Est-ce que pour autant cette année sera la bonne? Voyons ça sans plus tarder. D'abord, on pestait contre le manque d'initiative des joueurs à se démarquer et à proposer des solutions au porteur de la balle. Dans PES 2012, on ressent clairement la différence. Au cours d'une phase d'attaque, nos coéquipiers jouent des coudes pour chercher le décalage. Par exemple, imaginez-vous emprisonnés au rond central par trois opposants. Aussitôt, vous verrez deux de vos joueurs partir à la charge d'un espace. De quoi tenter une balle aérienne à destination d'un partenaire. A cela, on regrette simplement que ces phases prennent la forme de scripts aussi soudains que parfois inutilisables. Reste à voir sur la version finale si cette errance sera corrigée. Ensuite, la plus grosse déception concerne le comportement toujours aussi irréaliste des gardiens. Concrètement, ces derniers sont des adeptes du camping des seize mètres et ne prennent pas la peine de capter une balle rasant le poteau. En effet, on aimerait qu'ils soient plus mobilisés pendant les rencontres, car ils apparaissent encore et toujours comme les vilains petits canards de l'équipe à s'économiser sur des balles dangereuses. De plus, certains arrêts pourraient entretenir un bon rythme du jeu. A revoir.
Du côté des adversaires maintenant, ils agissent comme des morts de faim. Comprenez par là qu'ils se jetteront toujours sur vous, que vous soyez à l'arrêt en train de chercher un appel, ou en pleine course aux cinquante mètres. Contrairement à la concurrence qui mise maintenant sur la construction d'un beau jeu, PES 2012 donne tout ce qu'il a via son rythme rapide, presque oppressant. Dernière complainte, les joueurs (ça vaut aussi bien pour les adversaires que les coéquipiers, d'ailleurs) peinent à trouver leurs marques. On se retrouve ainsi souvent bloqué par un défenseur loin de son poste, ou un meneur de jeu esseulé sur une aile. Malheureusement, le titre de Konami ne tient pas la comparaison face à son meilleur ennemi qui lorgne du côté du réalisme des positionnements. En bref : des gardiens laxistes, des joueurs dissipés et des arbitres revêches. Rien pour nous faciliter la tache, donc.




Le système Off the Ball
Ne cherchez plus l'innovation majeure de cette nouvelle itération, la voici ! Sur le terrain, le système Off the Ball s'applique de plusieurs manières. Commençons par les corners, si vous le voulez bien. Sur PES 2011 on devait jouer des coudes pendant un coup de pied de coin et on arrivait facilement à percer la défense adversaire avec une tête bien placée. Aujourd'hui, on a le droit de jouer à la façon has been, ou tenter de prendre le contrôle d'un joueur dans la surface pour lui adresser un ballon personnalisé. Avec la manette, ce système se déclenche en sélectionnant son partenaire avec RS, puis en pressant R3 pour valider son choix. A ce moment, vous avez le contrôle du joueur sans ballon. Vous pouvez le placer où vous voulez, puis, au moment opportun : tirez. Si ce système peut s'avérer un bon challenge pour corser des corners beaucoup trop simples, il est clair qu'il souligne de nouvelles limites. Comme le comportement du joueur au marquage. Ce dernier se contente de vous suivre tel un boulet au pied de Stan (un ancien rédacteur qui a pris dix piges pour m'avoir rendu un papier en retard). A l'image de l'agressivité qui règne sur le terrain, on aurait voulu voir ces deux opposants se bousculer, se tenir le maillot et dans un de ces cas, voire l'arbitre intervenir pour rappeler tout ce petit monde à l'ordre. Mais rien de tout ça.
La seconde chose que je vais ajouter au Off the Ball - alors qu'il est appelé Teammate Control -, c'est la capacité de lancer manuellement un appel d'un de nos joueurs. Sachez cette fois que ce système est particulièrement compliqué à appréhender. C'est pourquoi nous vous conseillons de passer par la case entraînement. Sans quoi, vous passerez à côté d'une caractéristique phare de ce nouvel opus. Au rang de la pratique, le Teammate Control permet de lancer l'appel immédiat d'un coéquipier via R3 en le désignant d'abord par l'orientation de RS. Au bout de plusieurs heures de jeu, on en vient à tenter beaucoup de choses avec ce système : percer une défense compacte en un éclair, créer un décalage pour se sortir d'une situation périlleuse, ou lancer un long décalage par les airs qui surprendra le noyau défensif. En clair, LA nouveauté ingénieuse de ce PES 2012. Bravo !




La physique du ballon
Qu'on se le dise, PES est une licence réputée pour ses boulets de canon des trente mètre et ça, ça ne va pas changer. Les trajectoires sont scriptées à outrance - je suis arrivé à déposer le ballon sur la tête d'un coéquipier alors que j'étais en train de tomber au moment de la frappe, le tout à environ vingt mètres -, les ballons sont lourds dans les pieds, mais flottant dans les airs et les tirs carrément surpuissants. En plaçant tous ses oeufs dans le panier des frappes chirurgicales de destruction massive, on se demande où est passé le réalisme digne d'une retransmission télévisée. Néanmoins, il faut reconnaître qu'un but marqué sur PES est un moment joyeux, à la limite de l'effervescence numérique. Ceux qui préfèrent les nombreuses animations d'un FIFA, ne prendront sans doute pas aux tirs si spéciaux de PES. En revanche, les habitués se sentiront comme chez eux. Ah, les goûts et les couleurs...
Malheureusement, il est déjà temps de se quitter puisque j'arrive à la fin de mes arguments. Toutefois, vous pourrez connaître l'avis final de la rédaction très bientôt et plus précisément à l'occasion de la publication de notre test. Mais avant tout, retenons les éléments importants de ce PES 2012. Tout d'abord, l'intelligence artificielle du jeu est en net progrès grâce aux joueurs qui cherchent efficacement les espaces. Dans un second temps, notons que le Teammate Control ajoute une dimension stratégique sans précédent à la franchise pourtant pionnière en la matière. Ajoutez à cela de nouvelles animations, une physique de balle qui ne bouge pas et un sentiment de délivrance au moment d'un but. Par contre, il reste toujours des problèmes liés aux scripts, à un manque de finition des nouvelles caractéristiques du soft, sans oublier une intelligence artificielle frustrante des gardiens. Pour autant, il reste à confirmer ou infirmer mes dires au moment de notre critique finale. Rendez-vous le 29 septembre prochain pour la sortie de Pro Evolution Soccer 2012.
dossier réalisé par Fassenjah
Le Village PCA
