Evénement PC
Découvrez nos impressions sur Guild Wars 2 | le 12 novembre 2010 à 16h00, par Jef |
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Mon premier avait fait trembler le grand World of Warcraft et mon second pourrait bien être en passe de le surpasser. Je parle bien sûr de Guild Wars 2. Après quatre extensions, les gars de NCSoft se sont dit qu'une suite ne ferait pas de mal au monde des MMORPG. Et ils ont eu raison. Marre des clones Coréens et du WoW de Blizzard ? Passez au niveau supérieur avec Guild Wars 2. 250 ans après les événements survenus dans le premier opus, pénétrez dans un monde qui a besoin de vous, pour repousser d'antiques monstres : les dragons. Nous avons pu l'approcher ainsi que l'équipe de développement lors du Paris Game Week 2010. Un moyen de vérifier si toutes les légendes sur son compte sont bien réelles.
Nous voilà donc devant le stand NCSoft qui déborde de pseudo joueur assoiffé de goodies prêt à les revendre sur Ebay le lendemain. Bref. Après avoir attendu que le petit Pierre ait fini sa partie de Guild Wars en tournant en rond devant une sorte de Chocobo, nous voilà fin prêt à commencer l'une des aventures les plus attendues après celle de World of Warcraft. Au Paris Games Week, nous pouvions tester le MMORPG de NCSoft lors d'une démonstration de 30 minutes, pas une de plus. Une bonne chose étant donné que depuis l'annonce du titre nous n'avions pu assister qu'à des présentations. Aujourd'hui, il passe enfin entre nos mains.




Un monde épique !Pour cette première démo, nous avons choisi de débuter avec un humain. Honneur à l'humanité donc, avec un écran de création de personnage conséquent, malgré l'absence de la personnalisation de l'aspect physique du personnage. Contrairement à ce que l'on connaît aujourd'hui, la création de notre avatar dans Guild Wars 2 est très différente et s'approche davantage d'un Dragon Age (BioWare) que d'un MMO classique avec choix unique de la classe. Ici, on peut définir notre lieu de naissance (cité, forêt), la nature de notre quête (parent perdu, sœur enlevée), notre dieu... parmi de nombreux choix. C'est ce que les développeurs ont appelé l'Histoire Personnelle. Non, Guild Wars 2 ne vous permet pas de fonder une famille, d'avoir 15 marmots et de travailler jusqu'à 65 ans pour toucher une retraite. Mais, il vous permet de personnaliser votre quête. En clair, vous avez un but « unique » qui est propre à votre personnage en parallèle de la quête principale que propose Guild Wars 2. Une façon d'intégrer un peu plus le joueur dans le monde épique du jeu. Car oui, c'est vraiment le premier sentiment que l'on a lorsque l'on foule pour la première fois les terres de Guild Wars 2. C'est épique ! Un parfum de grande aventure qui vous mènera loin et qui vous apportera de nombreuses réponses sur votre passé.
Après cette petite explication, revenons à notre humain. Nous avons choisi un Rôdeur adepte du tir à l'arc, avec une prédilection pour les armes empoisonnées et un familier que l'on appellera Norbert pour les besoins de l'article. Le jeu commence donc alors que le village où nous sommes est attaqué par des centaures voraces. Mages, archers et bersekers, un raid ennemi équilibré qui arrive vague par vague. C'est un baptême du feu très différent des MMORPG classiques, avec un personnage qui doit aller demander ce qu'il fait dans ce monde, etc. Notre première mission est donc de secourir des villageois, qui restent accroupis en plein milieu du champ de bataille, apeurés par nos assaillants. Pas très vaillants et pas très intelligents, non plus.




C'est donc le moment de s'intéresser aux combats. Je vois déjà votre visage impatient avec le filet de bave qui va avec. On se retrouve donc avec une barre de 10 compétences, une barre de mana et un réservoir central de vie. Là où Guild Wars 2 fait la différence, c'est en ce qui concerne cette barre de compétences. Les cinq premières (à droite) sont déterminées par votre arme et votre profession. Ainsi, lorsque notre Rôdeur utilisait un arc, ce sont des compétences de tir (tir multiple, tirs empoissonnés..) qui étaient disponibles. À l'inverse lorsque l'on utilisait des haches de lancer, on se retrouvait avec d'autres compétences comme celle de « jet de hache », entrainant le saignement, ou lancer de trois haches simultanément. Une bonne idée qui se combine avec le système de changement en plein combat de l'arme avec la touche V. Ce qui permet de dynamiser les combats sans perdre les joueurs. Les cinq autres compétences sont propres à la race et à la profession. Une sera utilisée pour les soins et les autres seront des compétences « élites ». Plus puissantes, elles sont à utiliser au bon moment et sont plus longues à recharger qu'une autre. Pour notre Rôdeur, elles étaient absentes, nous les aborderons lors de la deuxième partie de la démo. Mais, il est où le heal ?!Les combats sont donc plus dynamiques et font appel à plus de précision. Notre flèche n'atteindra pas son but si la cible est trop éloignée et elle fera plus de dégât si on est proche de notre adversaire. On peut même esquiver les attaques. Chose qui nous sauva une ou deux fois d'une mort assurée. Tenez, parlons justement de la grande faucheuse. Dans Guild Wars 2 ce n'est plus une punition, enfin presque. Vous pouvez toujours mourir, mais avant cela, vous vous retrouvez à terre avec la possibilité d'attaquer, de vous camoufler, de lancer une attaque qui affaiblit votre ennemi ou simplement crier « A l'Aide !!!!!!!! » Mais il est où le soigneur ? Une fonctionnalité empruntée au FPS et jeu d'action en ligne. Ce qui donne encore plus de fun aux combats. Alors que dans le premier, il m'arrivait de quitter parfois l'écran des yeux, ici, je n'ai pas décollé d'un iota de l'écran. Car si une fois à terre vous arrivez à tuer ne serait-ce qu'un ennemi, vous retrouvez une partie de votre vie et vous pouvez retourner combattre. Il faut toujours être aux aguets. Sur ce point, Guild Wars 2 est sans égal. Parlons maintenant de Norbert. Rappelez vous, le chien qui accompagne notre Rôdeur. Et bien il peut détecter les ennemis, mais aussi les attaquer. Il suffit de presser la touche F2 pour lui dire d'attaquer. Ah, brave Norbert ! Un susucre ? Hum hum...
À chaque montée de niveau, nous pouvions augmenter certaines caractéristiques de notre avatar (force, dextérité..) et débloquer de nouvelles compétences. Sur ce dernier point, Guild Wars 2 inscrit aussi une nouveauté. (Quoi encore ?) Selon votre job et votre race, des « mentors » sont là pour vous apprendre des compétences avant le temps requis contre des deniers sonnants et trébuchants. Efficace si votre mission vous demande d'avoir certaines compétences. Guild Wars 2 rénove donc un système qui sentait la poussière et ce n'est pas pour déplaire. Le reste de la démo nous a dévoilé le système d'Évènement Dynamique. Ce sont simplement des quêtes qui s'ajoutent automatiquement par le système. Je m'explique. Vous vous baladez près de magnifiques champs de blé et là, une meute de loups attaque une pauvre fermière. Votre avatar ajoute directement une quête pour aider ce PNJ avec une jauge de « contentement ». À vous de choisir de l'aider ou non. Si vous décidez de passer votre chemin, il se pourrait bien qu'à votre retour, ce champ soit devenu un repère de loups. Il vaut donc mieux aider cette fermière, surtout qu'elle peut être généreuse. Et ce genre d’évènement apparaît au fur et à mesure que vous avancez, ce qui donne l'impression d'être dans un monde vivant, qui a ses habitudes, ses quartiers craignos, ses quartiers bourgeois. Côté immersion, le pari est réussi. Reste à savoir si toutes les zones du jeu sont du même acabit.




Passons à notre deuxième démo. Cette fois-ci nous tentons l'aventure avec un Charr (une sorte de Taureau poilu façon loup-garou très classe). Le jeu nous avertit que nous nous lançons dans une aventure réservée à des joueurs confirmés. Parbleu ! Mais, rien ne fait peur aux journalistes de PCActu.com ! Le système de personnalisation de l'avatar est le même. Nous avons choisi un élémentaliste avec des affinités avec le feu et la glace. Premier constat, on a vraiment l'impression d'avoir une machine de guerre entre les mains, en comparaison à notre Rôdeur du début. Une forte musculature, une respiration bruyante, un déplacement animal à quatre pattes... Le character-design du Charr est excellent. Pour ce second contact, nous partons vers Les Terres Désolées, à pied dans un premier temps, pour profiter du type de déplacement atypique mais sympathique du Charr, puis par des portails.L'entraide il n'y a que ça de vraiPremier choc : le décor. Dévasté et glauque. Les teintes violettes et bleues dominent après l'or des champs de blé de la première démo. Ce qui va avec l'ambiance : un combat dantesque face à un « jeune » dragon de plusieurs mètres de haut. Tellement haut, qu'il faut être assez éloigné de lui pour le voir en entier. Et que dire lorsque l'on se retrouve à ses pieds ? C'est comme lorsque l'on regarde une fourmi, sauf qu’ici, c'est nous la fourmi. Avant d'atteindre ce géant maléfique, justement nommé Le Destructeur, une zone de landes dévastée nous accueille avec son lot de monstres à pourfendre. Mais que vois-je, d'autres joueurs ? Suis-je arrivé dans un mode PVPVE (joueur contre joueur contre I.A.)? Et non, c'est le nouveau système de Guild Wars 2 qui propose un monde ouvert et dynamique sans instances. Oui, vous avez bien lu, la suite de Guild Wars abandonne les instances. Ce sont donc d'autres joueurs qui vous aideront dans vos quêtes, s’ils trainent dans le coin, bien sûr. Sinon ce sera seul, car pour l'instant, le jeu n'inclut pas de mercenaire à recruter comme dans le premier opus. En tout cas, c'est bon moyen d'établir des stratégies. L'entraide il n'y a que ça de vrai, surtout que cela n'influe pas sur les récompenses.
On arrive donc devant ce monstre gigantesque. On aperçoit six réticules de visée sur le dragon. Ils servent à concentrer les dégâts sur un endroit de son anatomie : la tête, les ailes... Tout est fait pour obliger les joueurs à établir des stratégies. Petite parenthèse : ce dragon, pourtant immense, est l'un des plus petits du jeu aux dires des développeurs, on peut donc s'attendre à d'autres types de combats plus épiques que jamais. Sur place d'autres joueurs sont là ainsi que des pièces d'artillerie (la poudre ayant été découverte dans Guild Wars 2). Ces dernières sont loin d'être visibles ce qui est dommage, car de ce fait elles ne sont que peu utilisées. Cependant, les coups pleuvent et parfois ce démon ailé s'envole pour envoyer des cristaux qui paralysent les joueurs. C'est là que la coopération prend tout son sens. C'est à vous de les aider ! Mais un seul coup suffit pour briser la prison.




Autre point sur la coopération : les bannières et les sorts. Pour les premiers, certains joueurs peuvent déposer des bannières qui donnent certains bonus aux autres. Ces bannières peuvent être déplacées par tout le monde. Ainsi, même si vous êtes à l'autre bout de la map un autre personnage peut déplacer votre bannière. Un joueur a ainsi posté une bannière de bonus pour les dégâts magiques devant nous pendant que nous concentrions nos sorts sur la jambe gauche du dragon. Pour les seconds, certains sorts peuvent se combiner avec certaines attaques. Ainsi, mon élémentaliste déclencha un mur de feu, qu'un rôdeur s'est servi pour enflammer ses flèches augmentant ainsi ses dégâts. Le tout, le plus simplement du monde sans sélection du mur de feu et de demande de permission à l'autre joueur. Le combat en groupe est au centre du jeu. Tous pour un, un pour tous comme disait un certain mousquetaire. Mais, c'est à double tranchant me direz vous. Il y en a qui restent dans leur coin et ne veulent pas aider les autres. Pour l'heure, on ne pas encore en juger. Mais sur cette deuxième partie, il m'est arrivé d'être à terre et d'être secouru par un autre joueur. D'ailleurs, tout le monde peut soigner et ressusciter, ce qui rend les affrontements plus fun, car le groupe ne compte plus que sur un moine guérisseur, mais sur chaque élément. Il n'y a donc plus de classes indispensables. Cette petite modification rend le jeu plus abordable pour les novices et plus addictif pour les fans.ConclusionTerminons ce long dossier par des détails techniques. Graphiquement le jeu qui n'a toujours pas de date de sortie s'en sort avec brio. Textures dynamiques, fluidité, architecture détaillée, design de personnage de haute qualité, c'est une vraie révolution visuelle à laquelle nous avons assisté. Le seul bémol que l'on peut reprocher à GW2 pour le moment c'est l'I.A. de certains ennemis. En particulier les bandits de la première démo. En effet, nous pouvions nous balader dans leur planque sans pour autant être attaqués. Mais le jeu est encore loin d'être fini. Ce qui nous laisse espérer que ces petits défauts soient corrigés. Guild Wars 2 s'annonce épique, dynamique et terriblement addictif. World of Warcraft n'a qu'à bien se tenir, NCSoft a sorti l'artillerie lourde et toujours sans abonnement pour jouer.
Nous voilà donc devant le stand NCSoft qui déborde de pseudo joueur assoiffé de goodies prêt à les revendre sur Ebay le lendemain. Bref. Après avoir attendu que le petit Pierre ait fini sa partie de Guild Wars en tournant en rond devant une sorte de Chocobo, nous voilà fin prêt à commencer l'une des aventures les plus attendues après celle de World of Warcraft. Au Paris Games Week, nous pouvions tester le MMORPG de NCSoft lors d'une démonstration de 30 minutes, pas une de plus. Une bonne chose étant donné que depuis l'annonce du titre nous n'avions pu assister qu'à des présentations. Aujourd'hui, il passe enfin entre nos mains.




Après cette petite explication, revenons à notre humain. Nous avons choisi un Rôdeur adepte du tir à l'arc, avec une prédilection pour les armes empoisonnées et un familier que l'on appellera Norbert pour les besoins de l'article. Le jeu commence donc alors que le village où nous sommes est attaqué par des centaures voraces. Mages, archers et bersekers, un raid ennemi équilibré qui arrive vague par vague. C'est un baptême du feu très différent des MMORPG classiques, avec un personnage qui doit aller demander ce qu'il fait dans ce monde, etc. Notre première mission est donc de secourir des villageois, qui restent accroupis en plein milieu du champ de bataille, apeurés par nos assaillants. Pas très vaillants et pas très intelligents, non plus.




C'est donc le moment de s'intéresser aux combats. Je vois déjà votre visage impatient avec le filet de bave qui va avec. On se retrouve donc avec une barre de 10 compétences, une barre de mana et un réservoir central de vie. Là où Guild Wars 2 fait la différence, c'est en ce qui concerne cette barre de compétences. Les cinq premières (à droite) sont déterminées par votre arme et votre profession. Ainsi, lorsque notre Rôdeur utilisait un arc, ce sont des compétences de tir (tir multiple, tirs empoissonnés..) qui étaient disponibles. À l'inverse lorsque l'on utilisait des haches de lancer, on se retrouvait avec d'autres compétences comme celle de « jet de hache », entrainant le saignement, ou lancer de trois haches simultanément. Une bonne idée qui se combine avec le système de changement en plein combat de l'arme avec la touche V. Ce qui permet de dynamiser les combats sans perdre les joueurs. Les cinq autres compétences sont propres à la race et à la profession. Une sera utilisée pour les soins et les autres seront des compétences « élites ». Plus puissantes, elles sont à utiliser au bon moment et sont plus longues à recharger qu'une autre. Pour notre Rôdeur, elles étaient absentes, nous les aborderons lors de la deuxième partie de la démo. Mais, il est où le heal ?!Les combats sont donc plus dynamiques et font appel à plus de précision. Notre flèche n'atteindra pas son but si la cible est trop éloignée et elle fera plus de dégât si on est proche de notre adversaire. On peut même esquiver les attaques. Chose qui nous sauva une ou deux fois d'une mort assurée. Tenez, parlons justement de la grande faucheuse. Dans Guild Wars 2 ce n'est plus une punition, enfin presque. Vous pouvez toujours mourir, mais avant cela, vous vous retrouvez à terre avec la possibilité d'attaquer, de vous camoufler, de lancer une attaque qui affaiblit votre ennemi ou simplement crier « A l'Aide !!!!!!!! » Mais il est où le soigneur ? Une fonctionnalité empruntée au FPS et jeu d'action en ligne. Ce qui donne encore plus de fun aux combats. Alors que dans le premier, il m'arrivait de quitter parfois l'écran des yeux, ici, je n'ai pas décollé d'un iota de l'écran. Car si une fois à terre vous arrivez à tuer ne serait-ce qu'un ennemi, vous retrouvez une partie de votre vie et vous pouvez retourner combattre. Il faut toujours être aux aguets. Sur ce point, Guild Wars 2 est sans égal. Parlons maintenant de Norbert. Rappelez vous, le chien qui accompagne notre Rôdeur. Et bien il peut détecter les ennemis, mais aussi les attaquer. Il suffit de presser la touche F2 pour lui dire d'attaquer. Ah, brave Norbert ! Un susucre ? Hum hum...
À chaque montée de niveau, nous pouvions augmenter certaines caractéristiques de notre avatar (force, dextérité..) et débloquer de nouvelles compétences. Sur ce dernier point, Guild Wars 2 inscrit aussi une nouveauté. (Quoi encore ?) Selon votre job et votre race, des « mentors » sont là pour vous apprendre des compétences avant le temps requis contre des deniers sonnants et trébuchants. Efficace si votre mission vous demande d'avoir certaines compétences. Guild Wars 2 rénove donc un système qui sentait la poussière et ce n'est pas pour déplaire. Le reste de la démo nous a dévoilé le système d'Évènement Dynamique. Ce sont simplement des quêtes qui s'ajoutent automatiquement par le système. Je m'explique. Vous vous baladez près de magnifiques champs de blé et là, une meute de loups attaque une pauvre fermière. Votre avatar ajoute directement une quête pour aider ce PNJ avec une jauge de « contentement ». À vous de choisir de l'aider ou non. Si vous décidez de passer votre chemin, il se pourrait bien qu'à votre retour, ce champ soit devenu un repère de loups. Il vaut donc mieux aider cette fermière, surtout qu'elle peut être généreuse. Et ce genre d’évènement apparaît au fur et à mesure que vous avancez, ce qui donne l'impression d'être dans un monde vivant, qui a ses habitudes, ses quartiers craignos, ses quartiers bourgeois. Côté immersion, le pari est réussi. Reste à savoir si toutes les zones du jeu sont du même acabit.




Passons à notre deuxième démo. Cette fois-ci nous tentons l'aventure avec un Charr (une sorte de Taureau poilu façon loup-garou très classe). Le jeu nous avertit que nous nous lançons dans une aventure réservée à des joueurs confirmés. Parbleu ! Mais, rien ne fait peur aux journalistes de PCActu.com ! Le système de personnalisation de l'avatar est le même. Nous avons choisi un élémentaliste avec des affinités avec le feu et la glace. Premier constat, on a vraiment l'impression d'avoir une machine de guerre entre les mains, en comparaison à notre Rôdeur du début. Une forte musculature, une respiration bruyante, un déplacement animal à quatre pattes... Le character-design du Charr est excellent. Pour ce second contact, nous partons vers Les Terres Désolées, à pied dans un premier temps, pour profiter du type de déplacement atypique mais sympathique du Charr, puis par des portails.L'entraide il n'y a que ça de vraiPremier choc : le décor. Dévasté et glauque. Les teintes violettes et bleues dominent après l'or des champs de blé de la première démo. Ce qui va avec l'ambiance : un combat dantesque face à un « jeune » dragon de plusieurs mètres de haut. Tellement haut, qu'il faut être assez éloigné de lui pour le voir en entier. Et que dire lorsque l'on se retrouve à ses pieds ? C'est comme lorsque l'on regarde une fourmi, sauf qu’ici, c'est nous la fourmi. Avant d'atteindre ce géant maléfique, justement nommé Le Destructeur, une zone de landes dévastée nous accueille avec son lot de monstres à pourfendre. Mais que vois-je, d'autres joueurs ? Suis-je arrivé dans un mode PVPVE (joueur contre joueur contre I.A.)? Et non, c'est le nouveau système de Guild Wars 2 qui propose un monde ouvert et dynamique sans instances. Oui, vous avez bien lu, la suite de Guild Wars abandonne les instances. Ce sont donc d'autres joueurs qui vous aideront dans vos quêtes, s’ils trainent dans le coin, bien sûr. Sinon ce sera seul, car pour l'instant, le jeu n'inclut pas de mercenaire à recruter comme dans le premier opus. En tout cas, c'est bon moyen d'établir des stratégies. L'entraide il n'y a que ça de vrai, surtout que cela n'influe pas sur les récompenses.
On arrive donc devant ce monstre gigantesque. On aperçoit six réticules de visée sur le dragon. Ils servent à concentrer les dégâts sur un endroit de son anatomie : la tête, les ailes... Tout est fait pour obliger les joueurs à établir des stratégies. Petite parenthèse : ce dragon, pourtant immense, est l'un des plus petits du jeu aux dires des développeurs, on peut donc s'attendre à d'autres types de combats plus épiques que jamais. Sur place d'autres joueurs sont là ainsi que des pièces d'artillerie (la poudre ayant été découverte dans Guild Wars 2). Ces dernières sont loin d'être visibles ce qui est dommage, car de ce fait elles ne sont que peu utilisées. Cependant, les coups pleuvent et parfois ce démon ailé s'envole pour envoyer des cristaux qui paralysent les joueurs. C'est là que la coopération prend tout son sens. C'est à vous de les aider ! Mais un seul coup suffit pour briser la prison.




Autre point sur la coopération : les bannières et les sorts. Pour les premiers, certains joueurs peuvent déposer des bannières qui donnent certains bonus aux autres. Ces bannières peuvent être déplacées par tout le monde. Ainsi, même si vous êtes à l'autre bout de la map un autre personnage peut déplacer votre bannière. Un joueur a ainsi posté une bannière de bonus pour les dégâts magiques devant nous pendant que nous concentrions nos sorts sur la jambe gauche du dragon. Pour les seconds, certains sorts peuvent se combiner avec certaines attaques. Ainsi, mon élémentaliste déclencha un mur de feu, qu'un rôdeur s'est servi pour enflammer ses flèches augmentant ainsi ses dégâts. Le tout, le plus simplement du monde sans sélection du mur de feu et de demande de permission à l'autre joueur. Le combat en groupe est au centre du jeu. Tous pour un, un pour tous comme disait un certain mousquetaire. Mais, c'est à double tranchant me direz vous. Il y en a qui restent dans leur coin et ne veulent pas aider les autres. Pour l'heure, on ne pas encore en juger. Mais sur cette deuxième partie, il m'est arrivé d'être à terre et d'être secouru par un autre joueur. D'ailleurs, tout le monde peut soigner et ressusciter, ce qui rend les affrontements plus fun, car le groupe ne compte plus que sur un moine guérisseur, mais sur chaque élément. Il n'y a donc plus de classes indispensables. Cette petite modification rend le jeu plus abordable pour les novices et plus addictif pour les fans.ConclusionTerminons ce long dossier par des détails techniques. Graphiquement le jeu qui n'a toujours pas de date de sortie s'en sort avec brio. Textures dynamiques, fluidité, architecture détaillée, design de personnage de haute qualité, c'est une vraie révolution visuelle à laquelle nous avons assisté. Le seul bémol que l'on peut reprocher à GW2 pour le moment c'est l'I.A. de certains ennemis. En particulier les bandits de la première démo. En effet, nous pouvions nous balader dans leur planque sans pour autant être attaqués. Mais le jeu est encore loin d'être fini. Ce qui nous laisse espérer que ces petits défauts soient corrigés. Guild Wars 2 s'annonce épique, dynamique et terriblement addictif. World of Warcraft n'a qu'à bien se tenir, NCSoft a sorti l'artillerie lourde et toujours sans abonnement pour jouer.
dossier réalisé par Jef
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